Catégorie : Économie

  • BUDGET – L’Etat avance un besoin brut de financement à hauteur de 8 651,19 milliards d’ariary pour l’année 2026

    BUDGET – L’Etat avance un besoin brut de financement à hauteur de 8 651,19 milliards d’ariary pour l’année 2026

    Le ministère de l’Economie et des finances (MEF) estime à 8 651,19 milliards d’ariary le besoin brut de financement de l’Etat dans son Plan annuel de financement (PAF) pour l’exercice en cours. C’est le montant de l’argent que l’Etat devrait trouver afin de couvrir ses dépenses et ses projets qui ne sont pas comblés par ses recettes habituelles. Pour lever ce financement, la Stratégie de la dette à moyen terme (SDMT), préconise un recours modéré aux emprunts semi-concessionnels et commerciaux, détaillé dans le Document budgétaire annexé au projet de loi des Finances rectificatives (PLFR) 2026.

    Pour financer son année 2026, l’État s’appuie principalement sur les aides et prêts internationaux qui contribuent à deux tiers du montant recherché. Et ce, tout en développant les emprunts à l’intérieur du pays pour éviter de trop dépendre de l’extérieur.

    Le montant total du financement extérieur attendu s’élève à 5 839,35 milliards d’ariary. L’Etat indique que des bailleurs de fonds sont déjà identifiés. Cette somme proviendrait alors principalement des institutions multilatérales comme l’Association internationale de développement (IDA), la Banque africaine de développement (BAD) et la Banque européenne d’investissement (BEI), qui injectent à elles seules plus de la moitié du financement global.

    Le reste de ce financement extérieur est complété par des partenaires bilatéraux, à travers des prêts directs de pays comme la Chine ou d’agences de développement telles que l’Agence française de développement (AFD) et l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), ainsi que par la Banque Centrale à hauteur de 6,3 % via des fonds internationaux spécifiques à savoir les programmes FEC et FRD. Et une part marginale de 0,2 % sera mobilisée auprès de banques commerciales extérieures sous forme de prêts classiques.

    Le financement intérieur, représentant 32,5 % du budget global soit 2 811,84 milliards d’ariary, sera quant à lui mobilisé directement sur le marché malgache. Cette ressource repose majoritairement sur l’émission de titres publics, des instruments de dette achetés par les investisseurs locaux qui fournissent des liquidités immédiates à l’État avec une perspective de remboursement futur. Ceux-ci sont portés notamment par les BTF à 3 ans qui s’élèvent à 11 % du financement total. Pour compléter ce dispositif et soutenir la gestion quotidienne de sa trésorerie, l’État bénéficiera également d’un appui direct de la Banque centrale sous forme d’avances temporaires, correspondant à un montant de 441 milliards d’ariary.

  • ENTRETIEN ROUTIER – L’Omnis mobilise 300 tonnes de grès bitumineux de Bemolanga pour tester le revêtement local à Morafenobe

    ENTRETIEN ROUTIER – L’Omnis mobilise 300 tonnes de grès bitumineux de Bemolanga pour tester le revêtement local à Morafenobe

    Mission de démonstration pour l’Omnis. C’est l’Office des mines nationales et des industries stratégiques qui assurera toute la chaîne logistique, de l’extraction à la fourniture du grès bitumineux de Bemolanga destinés à l’entretien des axes routiers de Morafenobe. 300 tonnes de ce matériau local est prévu pour ce projet.

    Ce projet est réalisé conjointement par l’Omnis, le Laboratoire national des travaux publics et du bâtiment (LNTPB) ainsi que le ministère des Travaux Publics (MTP). Il vise à démontrer l’efficacité technique et économique de l’utilisation de cette ressource locale. L’Office des mines agit en sa qualité de maître d’ouvrage délégué.

    Le projet est financé intégralement sur les ressources nationales via le Fonds Routier de Madagascar. C’est l’organisme étatique officiel dédié au financement des travaux d’entretien du réseau routier national. Le cadre officiel de cette décision repose sur la validation d’une communication verbale présentée en Conseil des ministres.

    Les réserves de grès bitumineux de Bemolanga, situées dans le bassin sédimentaire de Morondava, cachent un potentiel de 2,85 milliards de barils. Ce matériau unique est une roche hautement imprégnée d’un hydrocarbure lourd et visqueux dans l’Ouest de Madagascar.

  • MONNAIE – L’ariary malgache dans le top 10 des devises les plus faibles au monde par le magazine Forbes

    MONNAIE – L’ariary malgache dans le top 10 des devises les plus faibles au monde par le magazine Forbes

    L’ariary malgache est la neuvième monnaie la plus faible au monde. Il fait partie des dix devises les figure plus faibles au monde selon le classement publié en début juin par le magazine Forbes. Cette neuvième place a été attribuée sur la base du nombre d’unités nécessaires pour obtenir un dollar américain. Selon les données utilisées par Forbes, celles qui sont basées sur son convertisseur de devises basé sur les données d’Open Exchange, un ariary valait 0,000238 dollar américain, au moment de l’étude, soir le 1er juin, ce qui équivalait à environ 4 205,20 ariary pour un dollar.

    Dans ce classement, l’ariary est précédé par le rial iranien, considéré comme la devise la plus faible au monde, suivi de la livre libanaise, du dong vietnamien, du kip laotien, de la roupie indonésienne, du som ouzbek, du franc guinéen et du franc burundais. Le guarani paraguayen complète le top 10 à la dixième place.

    Dans son article, Forbes rappelle que l’ariary, introduit en 1961 puis devenu officiellement la monnaie de Madagascar en remplacement du franc malgache en 2005, est utilisé dans une économie reposant principalement sur l’agriculture, les mines, la pêche et la foresterie. Les principales exportations du pays comprennent notamment la vanille, le nickel et les clous de girofle.

    Le magazine précise toutefois que le classement des devises les plus faibles ne reflète pas à lui seul la santé économique d’un pays. Il mesure essentiellement la valeur nominale d’une monnaie par rapport au dollar américain et ne prend pas en compte d’autres indicateurs comme le produit intérieur brut, le niveau de vie ou la croissance économique.
    Par ailleurs, bien que l’ariary figure parmi les monnaies les plus faibles au monde, il a connu un regain de force ses derniers mois après avoir été particulièrement faible en février 2025, le dollar s’échangeant à 4708,52 ariary le 14 février 2025. A la date du 8 juin 2026, un dollar équivaut à 4 195,8 ariary.
    À l’opposé, Forbes classe le dinar koweïtien comme la devise la plus forte du monde en 2026. Le podium est complété par le dinar bahreïni et le rial omanais. Viennent ensuite le dinar jordanien, la livre sterling britannique, la livre de Gibraltar, le franc suisse, le dollar des îles Caïmans, l’euro et le dollar américain.

  • SECTEUR FINANCIER – Une réflexion autour d’un projet de création d’une Banque mutuelle d’État soumise par la Banky foiben’i Madagasikara

    SECTEUR FINANCIER – Une réflexion autour d’un projet de création d’une Banque mutuelle d’État soumise par la Banky foiben’i Madagasikara

    La Banky foiben’i Madagasikara (BFM) indique avoir officiellement soumis une note de réflexion au Bureau du Premier ministre, portant sur l’opportunité d’envisager, à long terme, la création d’une banque mutuelle d’État. Ce projet n’en est qu’au stade de concept théorique pour le moment. Mais concernant l’architecture potentielle d’un tel système, le Gouverneur de la BFM, Aivo Andrianarivelo, avait avancé, à titre d’exemple et de piste de réflexion, le modèle opérationnel de certaines institutions financières internationales. C’est un projet qu’il avait présenté aux parlementaires, en marge de la séance plénière d’adoption de la loi sur les sûretés de vendredi, à l’Assemblée nationale de Tsimbazaza.

    Le Gouverneur de la BFM faisait référence aux institutions internationales, qui disposent de leurs propres structures bancaires internes, à l’instar du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale. Ces institutions de Bretton Woods avaient mis en place la Bank-Fund Staff Federal Credit Union (BFSFCU). Cette entité fonctionne en circuit fermé, puisque ce sont les dépôts des employés qui financent directement les crédits des autres membres.

    La UNFCU (United Nations Federal Credit Union), est le modèle équivalent pour l’Organisation des Nations unies. Elle est conçue pour l’écosystème des fonctionnaires internationaux. Elle propose entre autres des services multidevises, des cartes bancaires mondiales, aucun frais de tenue de compte abusif, et des solutions d’épargne ou de crédit adaptées à la mobilité de ses membres.

    Dans l’esprit de la proposition faite au Premier ministre par la Banque centrale, l’idée est de dupliquer cette logique à l’échelle nationale. Au lieu du personnel de l’ONU ou du FMI, cette nouvelle banque mutuelle s’appuierait sur la masse critique des agents de l’État malgache et des organismes rattachés. Et la pertinence économique de ce projet repose sur un vivier de clientèle captive, d’après le Gouverneur, Aivo Andrianarivelo.

    Il soutient que les organismes rattachés et les institutions publiques, tels que la Caisse nationale de prévoyage sociale (Cnaps), ou encore la Banque centrale, pourraient disposer d’une base d’utilisateurs suffisante pour viabiliser une telle structure mutuelle étatique. L’objectif principal serait d’améliorer le pouvoir d’achat et les conditions de vie des agents de la fonction publique, lance-t-il.

    Il convient toutefois de tirer les leçons du passé, insiste Aivo Andrianarivelo. Des institutions telles que la BNI, la BFV et la BOA étaient initialement des banques publiques dont la faillite ou les difficultés structurelles ont été causées par des défaillances de gestion étatique, rappelle-t-il. Il fait d’ailleurs remarquer qu’historiquement, la vulnérabilité des entreprises publiques découle directement des interférences et des carences de gouvernance de l’État.

    Il s’agit pour l’heure d’une orientation stratégique soumise à réflexion, le gouvernement poursuivant l’évaluation de sa faisabilité. C’est en sa qualité de conseiller financier de l’État que la Banque centrale a avancé cette initiative.

  • SECTEUR EXTRACTIF – Ambatovy relance sa production de nickel et cobalt à Toamasina

    SECTEUR EXTRACTIF – Ambatovy relance sa production de nickel et cobalt à Toamasina

    Ambatovy relance ses machines. Après une période d’arrêt forcé par les dégâts du cyclone Gezani, son usine de traitement métallurgique avait déjà redémarré ses unités de production vers la fin du mois de mai. Et ce, sous haute sécurité, d’après ce qu’a communiqué la compagnie.

     

    Pour Ambatovy, cette remise en service témoigne de la résilience, de l’expertise ainsi que de l’engagement de l’ensemble de son personnel et de ses partenaires. Ceux-ci ont œuvré pour la remise en état des infrastructures endommagées du site, afin de permettre un redémarrage des opérations de manière sécurisée et parfaitement maîtrisée, indique la compagnie.

     

    Au-delà des impératifs de production, la reprise des activités opérationnelles revêt une importance stratégique. Elle touche des milliers de familles malgaches, les communautés locales, le réseau d’entreprises partenaires, les sous-traitants et les fournisseurs qui collaborent avec Ambatovy. Pour la compagnie, la feuille de route demeure inchangée et s’articule autour d’une priorité qui est de garantir un retour à la production nominale de façon sûre, stable et durable, afin de générer des retombées économiques pérennes pour Madagascar.

     

    Au premier trimestre 2026, les exportations de produits miniers avaient progressé de +14% en volume dans la branche « Industrie extractive ». Une hausse qui résulte de l’accroissement des exportations de minerais de titane (+36,9%), de mica (+25,5%), malgré la baisse du volume des exportations de cobalt (-26,8 %) et le nickel (-1,0 %) dû à l’arrêt des exploitations d’Ambatovy impactées par le cyclone Gezani.

  • RECETTES FISCALES – 1 667,8 milliards d’ariary en net au premier quadrimestre, la cible annuelle de la DGI maintenue à 6 221,7 milliards d’ariary

    RECETTES FISCALES – 1 667,8 milliards d’ariary en net au premier quadrimestre, la cible annuelle de la DGI maintenue à 6 221,7 milliards d’ariary

    Le ministère de l’Economie et des finances (MEF), rapporte 1 744,4 milliards d’ariary de recettes brutes mobilisées par la direction générale des Impôts (DGI) au titre du premier quadrimestre de 2026. La DGI avait amorcé l’année avec une progression de 8% par rapport aux quatre premiers mois de 2025. Ce qui lui avait permis de dégager 1 667,82 milliards d’ariary de recettes nettes injectées dans les caisses de l’Etat.

    Cette dynamique positive est principalement portée par la bonne tenue des impôts majeurs tels que la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA), le Droit d’accise (DA), l’Impôt sur les revenus salariaux et assimilés (Irsa), l’Impôt sur les revenus des capitaux mobiliers (IRCM) et l’Impôt sur les revenus (IR). Mais cette hausse s’avère insuffisante pour honorer la feuille de route initiale, dont le taux d’exécution des prévisions plafonnait à 91,04 %. Ce qui correspond à un écart de 171,78 milliards d’ariary. Cette contre-performance est quasi généralisée à l’ensemble des catégories de taxes et d’impôts, détaille le ministère des Finances.

    Malgré ce léger décalage par rapport aux prévisions initiales, le montant cible de la DGI dans sa stratégie de mobilisation des ressources domestiques reste inchangé. Dans le cadre du projet de Loi de finances rectificative (LFR) 2026, l’objectif annuel de 6 221,7 milliards d’Ariary avancé dans la loi des Finances initiale (LFI) pour cette année est rigoureusement maintenu. Selon le MEF, ce niveau de recettes correspond à un taux de pression fiscale brute estimé à 6,21 % du Produit intérieur brut (PIB).

    Cet objectif de recettes devrait s’accompagner d’une révision du taux de pression fiscale brute, désormais projeté à 6,29 % du PIB dans la LFR 2026. Ce, en lien avec une actualisation des hypothèses macroéconomiques, notamment le niveau du PIB nominal.

    Les projections financières de la DGI avancent un objectif de recettes fiscales intérieures brutes stabilisé à 6 221,7 milliards d’ariary pour l’année 2026, avant de grimper à 6 871,5 milliards d’ariary en 2027, pour enfin franchir un palier ambitieux à 9 315,64 milliards d’ariary à l’horizon 2028. Cette montée en puissance se traduira par une évolution significative de l’effort fiscal national. Après des taux de pression fiscale projetés à 6,29 % du PIB en 2026 et 6,11 % en 2027, l’administration fiscale anticipe un redressement majeur pour atteindre 7,33 % du PIB en 2028.

  • ENERGIE – Le contrat de la Jirama avec HFF pour la location de groupes électrogènes à Mahajanga prolongé jusqu’en décembre 2026 

    ENERGIE – Le contrat de la Jirama avec HFF pour la location de groupes électrogènes à Mahajanga prolongé jusqu’en décembre 2026 

    Un avenant. La Jirama est autorisée à prolonger le contrat de location de groupes électrogènes auprès de la société Henri Fraise et Cie (HFF). Le compte-rendu “rectifié” du Conseil des ministres de mardi, rapporte l’approbation par l’État de la conclusion de l’avenant au contrat qui lie les deux parties. Une disposition qui consiste à garantir la continuité de l’approvisionnement en électricité à Mahajanga, jusqu’au 31 décembre 2026, précise ce rapport.

     

    Comme rappelé par le compte-rendu de cette réunion de l’Exécutif, le contrat de fourniture d’énergie électrique à Mahajanga, liant la Jirama et la HFF était déjà arrivé à échéance le 31 décembre 2025. Ce producteur privé avait toutefois poursuivi ses prestations et continué d’alimenter localement le réseau afin de prévenir tout délestage ou rupture d’approvisionnement électrique dans la ville. Et ce, en dépit de l’absence de convention en vigueur avec la Jirama.

     

    C’est la raison pour laquelle la Jirama a décidé d’apurer d’abord ses créances envers la HFF au titre des prestations de fourniture d’énergie assurées depuis janvier 2026. Elle avance également la conclusion d’un avenant au contrat avec la HFF. C’est la fin des négociations sur cette prolongation que l’Etat a validée en Conseil de ministre afin de garantir la continuité de l’approvisionnement en électricité à Mahajanga jusqu’à la fin de cette année.

     

    Cet avenant de prorogation de fourniture d’énergie par la HFF pourrait pourtant prendre fin de plein droit de manière anticipée. Le compte-rendu du Conseil des ministres précise que cela sera le cas si la Jirama parvient à déployer avant cette échéance, les infrastructures et les dispositifs constituant la solution pérenne pour l’alimentation électrique de Mahajanga.

  • FINANCES – L’Etat se fixe un plafond d’endettement extérieur à 12 759 milliards d’ariary pour 2026

    FINANCES – L’Etat se fixe un plafond d’endettement extérieur à 12 759 milliards d’ariary pour 2026

    Le montant maximal d’emprunts extérieurs pouvant être contractés par le Gouvernement central se chiffre à 12 759,0 milliards d’ariary. C’est la somme maximale que l’État s’autorise donc à emprunter cette année, en dehors de Madagascar, notamment auprès de pays étrangers ou d’institutions financières comme la Banque mondiale ou le Fonds monétaire international (FMI). C’est ce qui est prévu par le projet de loi des Finances rectificatives (PLFR) 2026.

    Le plafond de l’endettement intérieur s’élève pour sa part à 3 000 milliards d’ariary. C’est l’argent que l’État emprunte directement sur le marché malgache, que ce soit auprès des banques locales ou des citoyens via des titres du Trésor.

    Le montant maximal des garanties sur emprunt susceptibles d’être accordées par l’Etat au titre de l’année 2026 est fixé à 46 milliards d’ariary. Il arrive parfois qu’une entreprise publique ou une entité stratégique a besoin d’un prêt, mais les banques hésitent à lui prêter. L’État se porte alors « garant ». Si l’entreprise ne peut pas rembourser, c’est l’État qui paiera à sa place. Aussi, pour 2026, l’État ne peut accorder sa garantie que pour un total maximal de 46 milliards d’ariary.

    À fin décembre 2025, le stock de la dette extérieure du Gouvernement central était estimé à 27 426,4 milliards d’ariary, soit environ 6,18 milliards de dollars. Cette dette envers l’étranger était constituée à plus de 82,6 % par les prêts concessionnels. Ce résultat est porté par les partenaires multilatéraux majeurs comme l’Agence internationale pour le développement (IDA), la Banque africaine de développement (BAD) et le Fonds international de développement agricole (Fida) qui détiennent à eux seuls 66,3 % de cet encours extérieur grâce à des crédits à taux fixe et à longue maturité.

    Le stock de la dette intérieure était pour sa part estimé à 4 426,3 milliards d’ariary à fin décembre 2025, soit environ 997,6 millions de dollars. Le marché financier local est largement dominé par les Bons du trésor Fihary (BTF) à 2 et 3 ans, qui constituent 62,89 % de la dette intérieure. Ces titres s’avéraient de plus en plus attractifs pour les investisseurs nationaux en raison de leur rentabilité élevée, affichant un taux moyen pondéré de 13,01 %. Une performance nettement supérieure à celle des Bons du trésor par adjudication (BTA) qui plafonnent à 8,57 %, selon ce qui est exposé dans le Document budgétaire annexé à la loi des Finances initiale de 2026.

  • BUDGET – Les recettes pétrolières propulsent les prévisions douanières à 5 202 milliards d’ariary

    BUDGET – Les recettes pétrolières propulsent les prévisions douanières à 5 202 milliards d’ariary

    Le commerce classique recule, le secteur pétrolier compense. Le ministère de l’Economie et des finances prévoit d’engranger 176 milliards d’ariary de recettes douanières supplémentaires par rapport à ses estimations initiales. La nouvelle barre dans le projet de loi de finances rectificative (PLFR) est fixée à 5 202 milliards d’ariary contre les 5 026 milliards prévus dans la loi de finances initiale (LFI) 2026.

    L’apport des produits pétroliers s’avère déterminant puisqu’ils carbureront davantage les finances publiques. La forte réévaluation de ce secteur devrait injecter un supplément massif de +450,693 milliards d’ariary dans les caisses de l’État par rapport aux prévisions initiales du ministère des Finances. Cette impulsion est portée par la TVA sur les produits pétroliers, qui bondit de +52,08 %, soit +431,551 milliards d’ariary, épaulée par une progression de +6,09 % de la Taxe sur les produits pétroliers, avec +19,142 milliards d’ariary par rapport à la prévision initiale.

    Sans le secteur pétrolier, les recettes douanières auraient plongé dans le rouge vis-à-vis des prévisions initiales. La fiscalité sur le commerce de marchandises traditionnel devrait subir un net coup de frein, avec une prévision qui connaît une baisse à -273,957 milliards d’ariary. C’est surtout engendré par le repli de la TVA à l’importation et des droits de douane de base, détaille le ministère en charge des finances.

    Toutefois, malgré la forte poussée du secteur pétrolier, la structure globale des recettes douanières restera dominée par le commerce traditionnel. Sur les 5 202 milliards d’ariary attendus, 69 % sont tirées par la taxation des importations de produits non pétroliers, contre 31 % pour la taxation des importations de produits pétroliers.

    Le relèvement des prévisions de recettes douanières à 5 202 milliards d’ariary s’appuie ainsi sur un ensemble de leviers macroéconomiques et de réformes structurelles bien précis. Cette trajectoire budgétaire est d’abord sous-tendue par une croissance économique estimée à +3,8 % et par des flux d’importations calibrés sur la poursuite des projets d’industrialisation et de substitution par la production locale.

    Pour sécuriser ce montant, le ministère s’appuie également sur des gains d’efficacité rigoureux, notamment la rationalisation des dépenses fiscales et de nouvelles mesures tarifaires d’un impact de 295,58 milliards d’ariary. Ce département mise également sur l’amélioration de la gestion du transit, ainsi que le recouvrement ciblé de 50 milliards d’ariary sur les importations du secteur public. Puis, il y a la perception de 22,9 milliards d’ariary au titre des droits de douane additionnels et la mobilisation de la part contributive de la Douane sur les redevances minières, que le ministère détaille dans ce PLFR 2026.

  • Madagascar- L’État revoit sa prévision de croissance à 3,8 % contre une prévision initiale de 4,8 % pour 2026

    Madagascar- L’État revoit sa prévision de croissance à 3,8 % contre une prévision initiale de 4,8 % pour 2026

    L’économie malgache revoit ses ambitions à la baisse pour cette année. Initialement projetée à +4,8%, la croissance est révisée à +3,8%, rattrapée notamment par les réalités climatiques et géopolitiques. C’est une projection avancée par les autorités dans le projet de loi des Finances rectificative (PLFR) 2026.

    Cette révision à la baisse est le résultat de chocs exogènes survenus en début d’année, comme exposé par le ministère de l’Economie et des finances. Ce département évoque les passages successifs et dévastateurs des cyclones Fytia et Gezani qui ont lourdement pénalisé le secteur primaire en ravageant les cultures, tout en paralysant le secteur industriel à la suite des graves dommages matériels infligés au réseau électrique de Toamasina et au complexe minier d’Ambatovy.

    À cette crise climatique s’est greffé un choc énergétique mondial lié au conflit en Iran, provoquant un renchérissement du prix du pétrole qui asphyxie la production thermique et pèse sur les coûts industriels. Le MEF parle également de la suspension prolongée des vols de la compagnie Fly Emirates en provenance de Dubaï, causée par les restrictions de l’espace aérien régional, qui a brutalement freiné l’élan du secteur touristique.

    Pour le secteur primaire, le ministère de l’Economie révise alors à la baisse à +4% sa projection initiale très optimiste de +6,4% dans la loi des finances initiale (LFI) 2026. Un coup de frein qui s’explique, selon ce département, par les dégâts majeurs causés par les deux cyclones sur “l’agriculture”, dont la croissance se tasse à +4,1 %. “L’élevage et la pêche” devraient également afficher un léger repli à +4,0 % contre +4,3 % initialement. Ces impacts globaux devraient néanmoins être amortis par les mesures d’urgence prises par l’État, telles que la distribution de semences homologuées et l’extension des périmètres irrigués.

    Le secteur secondaire subit la révision la plus brutale, s’effondrant à +1,9 % alors que la LFI tablait sur +3,3 %. Ce décrochage est principalement imputable à la “branche extractive” qui s’écroule à +0,6 %, contre +4,5 % prévus, en raison de l’arrêt forcé du site d’Ambatovy après le passage du cyclone Gezani et de la baisse de la demande de titane. De même, “l’énergie” devrait stagner à 0,0 % au lieu des +1,3 % espérés sous l’effet notamment du choc pétrolier iranien. Mais le MEF estime que cette contre-performance globale devrait être atténuée uniquement par le sursaut spectaculaire du “textile” qui bondit à +4,0 %, contre +1,2 % en LFI, grâce à la diversification de ses marchés.

    Le secteur tertiaire présente pour sa part une trajectoire contrastée par rapport aux prévisions initiales. D’un côté, la branche des “hôtels et restaurants” subit un véritable crash par rapport aux ambitions de la LFI, tombant à +6,1 % de croissance contre les +15,0 % initialement programmés. De l’autre, deux branches surperforment largement la LFI. Il y a le “BTP” qui grimpe à +9,0 %, contre +7,3 %, pour répondre à l’urgence de la reconstruction et des grands chantiers. Il y a également les “postes et télécommunications” qui s’envolent à +12,2 %, contre +9,5 %, portés par le boom de l’externalisation (BPO), avance le MEF dans ses analyses.