Catégorie : Économie

  • EXÉCUTION BUDGÉTAIRE – La TVA et l’Irsa représentent plus de la moitié du total des recettes fiscales internes encaissées par l’Etat

    EXÉCUTION BUDGÉTAIRE – La TVA et l’Irsa représentent plus de la moitié du total des recettes fiscales internes encaissées par l’Etat

    52,54%. La part cumulée de la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et de l’Impôt sur les revenus salariaux et assimilés (Irsa) représente plus de la moitié de l’ensemble des recettes fiscales internes de Madagascar. Leur montant combiné s’élevait à 681,9 milliards d’ariary pour les trois premiers mois de cette année, selon le Compte rendu de l’exécution budgétaire pour ce premier trimestre.

    Le montant total des réalisations des recettes fiscales internes s’élevait à 1 298 milliards d’ariary de janvier à mars 2026. Pour 459,6 milliards d’ariary recouvrés, la TVA représentait à elle seule 35,41 % des recettes fiscales internes encaissées sur la période. Cette taxe conserve de très loin sa place de premier contributeur aux recettes de l’État pour ce premier trimestre, devant l’Impôt sur les Revenus et l’Irsa, en générant plus du tiers des ressources fiscales intérieures à Madagascar.

    L’Impôt sur les revenus (IR) s’affirme solidement comme le second poste des recettes de l’État, avec 279,7 milliards d’ariary de réalisations contre une valeur cible de 291,9 milliards. Cet impôt représente 21,55 % de l’ensemble des encaissements de la période. Ce qui confirme le rôle crucial joué par les acomptes et les soldes de clôture des entreprises du secteur formel dans l’approvisionnement des caisses publiques en début d’exercice. Celui-ci a d’ailleurs enregistré une performance remarquable, en affichant le meilleur taux d’exécution budgétaire parmi les grands impôts, soit 95,82 % d’atteinte de ses objectifs trimestriels.

    L’Irsa complète ce podium à la troisième place avec une contribution de 222,3 milliards d’Ariary, soit 17,13 % du total des réalisations de la Direction générale des impôts (DGI). Avec un taux d’exécution de 95,12 %, l’Irsa affiche une efficacité de recouvrement l’affirmant comme l’une des sources de revenus les plus stables et les plus prévisibles pour le budget de l’État grâce notamment au mécanisme de retenue à la source.

    Sur un montant global de réalisations s’élevant à 1 298 milliards d’ariary pour la période de janvier à mars, le « Top 3 » composé de la TVA, de l’IR et de l’Irsa dicte à lui seul la trajectoire budgétaire de l’État en s’accaparant 74,08 % des encaissements totaux. C’est soit un montant combiné de 961,6 milliards d’ariary. Les dix autres rubriques fiscales se partagent ainsi le reliquat, soit à peine plus d’un quart des ressources fiscales internes recouvrées. Ces données confirment ainsi que le budget de l’État dépend structurellement de la consommation et des activités du secteur formel (Irsa).

  • ENERGIE – Montée en puissance du parc photovoltaïque sur le Réseau interconnecté d’Antananarivo

    ENERGIE – Montée en puissance du parc photovoltaïque sur le Réseau interconnecté d’Antananarivo

    La puissance globale injectée par les nouvelles centrales solaires sur le Réseau interconnecté d’Antananarivo (RIA) s’élève actuellement à 12,5 MWc. Cette capacité de production d’électricité photovoltaïque est répartie stratégiquement à travers quatre sites clés, à savoir 5 MWc à Mangatany, 5 MWc à Ampangabe, 1,5 MWc à Ambatomirahavavy et 1 MWc à Ambohidrano Ilafy, comme indiqué par le ministère de l’Energie et des hydrocarbures.

    Cette dynamique va être renforcée par les 86 protocoles d’accord (MOU) signés en avril dernier. Ces derniers progressent graduellement, conformément aux procédures réglementaires en vigueur. Ils devront alors contribuer à intensifier à grande échelle le développement du secteur de l’énergie solaire à Madagascar.

    Lors de cette mobilisation du secteur privé, placée sous le thème de “Solution solaire pour Madagascar”, la Jirama avait exprimé des besoins qui portaient sur 55 centrales dans 22 régions, pour une puissance de 526 MWc. Les offres reçues par la compagnie nationale avaient atteint un volume de 3 753,191 MWc

  • DESTINATION MADAGASCAR – 71 190 arrivées touristiques rapportées pour le premier trimestre de 2026

    DESTINATION MADAGASCAR – 71 190 arrivées touristiques rapportées pour le premier trimestre de 2026

    Madagascar avait enregistré un cumul de 71 190 arrivées touristiques au cours des trois premiers mois de l’année 2026. Un trimestre qui avait débuté par une fréquentation de 30 469 visiteurs au mois de janvier, avant de connaître une baisse saisonnière attendue en février avec 22 877 arrivées, pour se stabiliser enfin à 17 844 arrivées en mars, d’après les données provisoires du ministère du Tourisme et de l’artisanat.

     

    Cette diminution progressive reflète notamment la tendance classique de la basse saison touristique en début d’année, généralement marquée par les périodes cycloniques sur la Grande Île. Mais en comparant ces résultats à ceux de l’année précédente, une nette reprise de l’activité touristique avait été observée. Le premier trimestre 2025 affichait un total de 63 567 arrivées. L’année 2026 affiche ainsi une croissance globale de +12,0 % par rapport à 2025.

     

    En revanche, par rapport aux performances du premier trimestre 2024, le bilan global affiche un repli de -17,0 %. En 2024, le trimestre avait atteint un niveau de 85 735 arrivées, porté par un mois de janvier s’affichant à 38 754 visiteurs et un mois de février à 31 071 visiteurs. Une note positive est toutefois à souligner pour le mois de mars 2026 (17 844 arrivées), qui surperforme le mois de mars 2024 (15 910 arrivées) de +12,2 %.

     

    D’importantes dispositions sont déployées pour consolider la reprise et renforcer durablement l’attractivité de la destination Madagascar, dans le prolongement de ces dynamiques. Une délégation conduite par le ministre du Tourisme et de l’artisanat avait, par exemple, rencontré le Medef International et plusieurs de ses membres à Paris. Une rencontre qui avait pour objectif d’approfondir les discussions autour des projets prioritaires de la Grande Île mais également de mobiliser un volume accru d’investisseurs internationaux en faveur du secteur touristique national.

     

    Pour concrétiser cette ambition, Madagascar s’appuie sur une stratégie de relance progressive, ciblée et durable. Les efforts s’articulent prioritairement autour de trois axes de développement technique : l’amélioration de l’accessibilité globale de la destination, la mise à niveau de la qualité des infrastructures ainsi que des services, et l’intensification de sa visibilité sur la scène internationale. L’avantage concurrentiel de cette politique de relance repose par ailleurs sur la valorisation scientifique et touristique de la biodiversité ainsi que du patrimoine culturel unique du pays.

  • HYDROCARBURES – Un système national de stocks stratégiques de carburants en projet

    HYDROCARBURES – Un système national de stocks stratégiques de carburants en projet

    Une surcouche de sécurité. Madagascar travaille sur la conception et l’opérationnalisation d’un système national de stocks stratégiques de carburant. Ce processus inclut la définition du cadre réglementaire, le choix du modèle de financement et la construction progressive de capacités de stockage dédiées pour garantir une réserve de sécurité souveraine. C’est un projet prévu dans la Lettre de politique de l’aval pétrolier, présentée récemment par le ministère de l’Energie et des hydrocarbures.

     

    Comme rappelé par le directeur général des Hydrocarbures, Harivelo Andrianaharinjaka, Madagascar devrait disposer d’un stock de sécurité, en vertu du cadre légal et réglementaire déjà en vigueur au pays. Celui-ci doit obligatoirement correspondre à un minimum de 21 jours de consommation. Bien que cette obligation ne s’applique pas individuellement à chaque dépôt, elle s’apprécie de manière globale au niveau du système d’approvisionnement.

     

    En revanche, le stock stratégique est un dispositif qui n’existe pas encore à Madagascar. Les pays occidentaux, notamment les pays membres de l’OCDE, en disposent déjà. Selon les modèles, ils sont soit détenus par l’État, soit confiés à des opérateurs privés, explique le directeur général des Hydrocarbures. C’est un volume qui viendra donc s’ajouter au stock de sécurité classique dont la Grande île dispose actuellement. Le niveau d’un stock stratégique peut atteindre jusqu’à 90 jours de couverture, poursuit-il.

     

    Dans la gestion des risques énergétiques, le stock de sécurité (opérationnel) sert à gérer les aléas du quotidien. C’est le flux tendu pour que les stations-service ne tombent pas à sec. Le stock stratégique (souverain) est pour sa part activé en cas de crise majeure ou de force majeure internationale. C’est une réserve à laquelle on ne touche pas en temps normal.

    « La mise en place d’un mécanisme de stock stratégique est essentielle. Elle nous permettra de sécuriser l’approvisionnement national », a alors soutenu le directeur général de l’Office malgache des hydrocarbures (OMH), Cydolain Raveloson. Ainsi, en cas de retards logistiques ou de perturbations sur la chaîne logistique internationale, ce stock stratégique prendra le relais pour assurer la continuité de l’approvisionnement, explique-t-il.

     

    Deux problématiques majeures se posent toutefois. Harivelo Andrianaharinjaka parle notamment du stockage ; car ce projet nécessitera la construction de nouvelles infrastructures, avec les capacités de stockage actuelles du pays qui sont déjà saturées. Il évoque également le financement pour la constitution et la valorisation de ce stock.

     

    « C’est une obligation que nous devons impérativement mettre en place. Ce dispositif devrait d’ailleurs être intégré dans le prochain projet de loi sur l’aval pétrolier », a avancé le directeur général des hydrocarbures. Les autorités s’accordent toutefois à dire que la mise en œuvre opérationnelle de ce projet prendra un certain temps.

  • PERSPECTIVES MACROÉCONOMIQUES – L’inflation énergétique pourrait culminer à 14 % en glissement annuel au mois de décembre, selon les projections de la Banque centrale

    PERSPECTIVES MACROÉCONOMIQUES – L’inflation énergétique pourrait culminer à 14 % en glissement annuel au mois de décembre, selon les projections de la Banque centrale

    Une accélération constante de l’inflation énergétique est à prévoir tout au long de cette année. Elle pourrait culminer à 14 % en glissement annuel au mois de décembre, contre 6,7 % au mois de janvier, d’après les projections de la Banky Foiben’i Madagasikara (BFM) dans sa dernière Note de conjoncture économique.

    Ce taux de 14,0 % représente le glissement annuel calculé sur le seul mois de décembre 2026. Concrètement, cela signifie qu’une quantité donnée d’énergie achetée à la fin de cette année coûtera 14 % de plus que le même achat effectué en décembre 2025. Selon les projections de la BFM, le pic de la cherté de l’énergie devrait être atteint au cours du dernier mois de l’exercice.

    L’inflation annuelle moyenne de l’énergie se situerait, pour sa part, à 9,5 %. Ainsi, en comptabilisant l’ensemble des dépenses énergétiques facturées du 1er janvier au 31 décembre 2026, les consommateurs paieraient en moyenne leurs factures d’électricité, de carburant ou de combustibles 9,5 % plus cher qu’en 2025.

    La ventilation des données de la BFM désigne l’inflation énergétique comme le principal moteur de la cherté de la vie pour l’exercice 2026. Si l’indice général affiche une progression contenue à 6,1 % en janvier, c’est l’emballement des coûts de l’énergie qui devrait peser de manière décisive sur la tendance globale. Avec une hausse moyenne annuelle établie à 9,5 %, cette composante s’impose comme le principal facteur de tension susceptible d’accentuer la dégradation du pouvoir d’achat cette année.

    En agissant comme un coût fixe incontournable pour les industries et l’ensemble de la chaîne logistique, la flambée de l’énergie exercera une pression continue sur les autres secteurs, ce qui risque d’empêcher toute accalmie durable sur le front des prix.

    L’inflation globale devrait ainsi connaître une accélération marquée en 2026. La moyenne annuelle est prévue à 8,1 %, ce qui représenterait une dégradation continue par rapport à 2024 (7,6 %) et à 2025 (8,0 %). L’analyse mensuelle montre une trajectoire ascendante constante, avec un glissement annuel de 6,1 % en janvier pour culminer à 9,3 % en décembre, confirmant une nouvelle fois de fortes tensions sur les prix en fin d’exercice.

    Le riz, produit stratégique, afficherait une moyenne annuelle de 4,3 %, en net recul par rapport au pic de 2025 (11,6 %). Les tensions pourraient toutefois réapparaître au second semestre. Après un glissement annuel de 0,5 % au mois de mars, l’inflation du riz accélérerait progressivement pour atteindre 8,3 % en décembre.

    L’Indice des prix à la consommation (IPC) sous-jacent mesure l’inflation structurelle en excluant les produits les plus volatils, à savoir le riz et l’énergie. Sa moyenne annuelle s’élèverait à 9,0 %, contre 7,4 % en 2025. Le glissement annuel resterait à un niveau élevé et relativement stable tout au long de l’année, oscillant entre 7,0 % en janvier et 9,2 % en décembre.

  • INFRASTRUCTURES – Des chantiers routiers affectés par des contraintes liées à l’approvisionnement en bitume

    INFRASTRUCTURES – Des chantiers routiers affectés par des contraintes liées à l’approvisionnement en bitume

    Des chantiers qui patinent. Des difficultés logistiques ralentissent plusieurs projets routiers financés par la Banque mondiale à Madagascar. Lors d’une revue conjointe avec les autorités malgaches, l’institution financière et le gouvernement ont fait le point sur l’état d’avancement des programmes en cours dans les secteurs des infrastructures et de la sécurité alimentaire. Les deux parties ont abordé de front les défis qui pèsent sur les chantiers routiers et l’approvisionnement en bitume fait partie des principaux obstacles identifiés, rapporte le ministère de l’Economie et des finances.

     

    Si l’on en croit le ministère, cette contrainte affecte notamment les projets de réhabilitation et de modernisation de plusieurs axes stratégiques, notamment les routes nationales RN2, RN4, RN5 et RN7. Face à ces difficultés, les discussions ont porté sur les mesures d’urgence à mettre en œuvre afin de lever les blocages logistiques et d’assurer la continuité des chantiers.

     

    Dans le secteur agricole, les échanges ont permis d’évaluer l’avancement du projet Rice Plus, destiné à accroître la production rizicole et à soutenir l’autosuffisance alimentaire du pays. Le ministère souligne que les efforts se poursuivent pour accélérer l’exécution des projets, améliorer les taux de décaissement et générer des résultats concrets au bénéfice des populations.

     

    En février 2025, le portefeuille de la Banque mondiale à Madagascar représentait une enveloppe globale de 3,5 milliards de dollars répartie sur 22 opérations, dont 17 projets à l’échelle nationale. Le secteur des infrastructures concentre 43 % des ressources, soit environ 1,5 milliard de dollars. Les domaines du développement durable et du développement humain captent respectivement 25 % et 20 % des ressources, tandis que la gouvernance et la croissance équitable représentent les 12 % restants.

  • ÉVÉNEMENT – Les Comores, invités d’honneur de la 12e édition de l’International Tourism Fair (ITM)

    ÉVÉNEMENT – Les Comores, invités d’honneur de la 12e édition de l’International Tourism Fair (ITM)

    Proximité. L’Office national du tourisme de Madagascar (ONTM) officialise la participation des Comores en tant qu’invité d’honneur pour la 12e édition de l’International Tourism Fair Madagascar (ITM), qui se tiendra du 11 au 14 juin 2026 au Centre de conférence internationale Ivato. Une initiative visant à renforcer la coopération régionale dans le secteur touristique.

     

    Danny Barivelo, directeur exécutif de l’ONTM, précise que les modalités de cette collaboration ont d’ores et déjà été étudiées entre les opérateurs touristiques comoriens et l’Office. Cette préparation concertée assure une intégration fluide des représentants comoriens au sein du salon, facilitant ainsi les échanges stratégiques et le partage d’expertises entre les professionnels des deux pays. L’objectif est de créer une synergie propice au développement des flux touristiques inter-îles.

     

    Désormais, l’organisation s’oriente vers la mise en œuvre concrète de ce partenariat. L’accueil de cette délégation s’inscrit dans la volonté de l’ONTM de positionner l’ITM comme une plateforme régionale incontournable. Le défi est de favoriser la création de nouveaux réseaux de coopération opérationnelle, tout en garantissant une promotion mutuelle des destinations malgache et comorienne auprès des visiteurs et investisseurs présents lors de cet événement.

  • PASSIF DE L’ETAT – Plus de 85 milliards d’ariary d’arriérés de remboursement de TVA signalés par le GEFP

    PASSIF DE L’ETAT – Plus de 85 milliards d’ariary d’arriérés de remboursement de TVA signalés par le GEFP

    L’État traîne une ardoise de plus de 85 milliards d’ariary envers le secteur privé, au titre d’arriérés de remboursement de crédit de TVA. Ce lourd passif, accumulé depuis 2019 et qui asphyxie la trésorerie des opérateurs, avait été officiellement exposé par les représentants du Groupement des entreprises franches et partenaires (GEFP). C’était lors d’une audience accordée par le Premier ministre, Mamitiana Rajaonarison, il y a quelques jours.

    Ce passif figure parmi les préoccupations majeures évoqués par le GEFP lors de cette rencontre avec le Chef du Gouvernement. Le Premier ministre se serait alors engagé à se rapprocher des ministères concernés pour lever les blocages identifiés, notamment en interpellant directement le ministère de l’Économie et des finances (MEF) sur le retard de remboursement de la TVA.

    Ce département s’était déjà engagé à améliorer le processus de remboursement de la TVA, d’après ce qu’avait rassuré le ministère de l’Industrie et du développement du secteur privé en début d’année. Celui-ci s’était positionné en tant qu’intermédiaire pour relayer les doléances et attentes des entreprises privées auprès des autorités compétentes.

    Au-delà du remboursement de la TVA, le GEFP avait également alerté le Chef du Gouvernement sur un ensemble de facteurs critiques qui menacent la survie même du secteur. Les industriels s’inquiètent particulièrement de la fragilisation de leur cadre légal, illustrée par la suppression du statut d’entreprise de production intensive de base (EPIB) dans la Loi de Finances 2024, les risques de dénaturation de la loi sur les Zones Économiques Franches (ZEF) et l’imposition unilatérale d’une taxe de 1 % sur le chiffre d’affaires des acteurs du secteur de la technologie de l’information et de la communication par l’Autorité de régulation de la télécommunication (Artec).

    Face à cette instabilité fiscale et à la lenteur des procédures administratives, le secteur franc subit une hémorragie de talents, faisant état d’une “fuite des cerveaux”. Une situation marquée par le fait que les ressortissants malgaches occupent désormais 70 % des 90 000 postes du secteur à l’île Maurice, déplore le GEFP. Le Groupement insiste alors sur l’urgence de négocier la prolongation à long terme de l’Agoa, tout en soulignant l’importance d’un dialogue public-privé sincère, pragmatique et résolument orienté vers des solutions coconstruites.

  • PRODUIT DE RENTE – L’Union Européenne “propose” la valorisation des arachides par la transformation locale

    PRODUIT DE RENTE – L’Union Européenne “propose” la valorisation des arachides par la transformation locale

    Basculer vers le « Made in Madagascar » pour l’arachide. C’est le cap fixé par l’Union Européenne (UE) qui “propose de valoriser les arachides Malagasy et faire de la transformation locale”. L’objectif est de s’assurer que “l’arachide ne s’exporte pas seulement brute mais devienne un véritable levier de développement durable, de souveraineté alimentaire et de création d’emplois au pays”, soutient l’ambassadeur de la Délégation de l’UE à Madagascar, Roland Kobia.

    Cette vision est directement adossée aux conclusions de l’analyse de la chaîne de valeur réalisée dans le cadre de l’initiative Value Chain Analysis For Development (VCA4D). Ce travail de recherche met en lumière le caractère hautement stratégique de la filière pour l’économie nationale. Représentant une production annuelle de 200 000 tonnes de coques et un excédent commercial de 363 milliards d’ariary, l’arachide constitue l’un des premiers pourvoyeurs d’emplois ruraux à Madagascar, dont 343 000 équivalents temps plein.

    L’étude révèle toutefois un déséquilibre. Il y est exposé que la valeur ajoutée reste concentrée chez les producteurs et les exportateurs de produits bruts vers le marché chinois. Aussi, pour maximiser l’impact économique et garantir la sécurité alimentaire, l’étude préconise de rompre avec la marginalisation de l’extraction d’huile locale au profit d’un tissu semi-industriel de transformation à forte valeur ajoutée.

    Trois grandes priorités émergent alors. L’étude suggère de valoriser l’arachide sur place à travers la production d’huile et de produits finis, répartir équitablement la valeur ajoutée entre tous les acteurs de la chaîne, et sécuriser les marchés en misant sur la qualité, notamment par une lutte rigoureuse contre l’aflatoxine. “En renforçant la transformation locale et la structuration de la filière, l’arachide pourrait devenir un véritable levier de développement durable, de souveraineté alimentaire et de création d’emplois à Madagascar”, lance alors l’Union Européenne.

    L’Europe n’est toutefois pas la seule à l’affût du potentiel de la filière. La Chine vient de frapper un grand coup en début de semaine, à travers la signature du protocole sanitaire et phytosanitaire permettant l’exportation directe de l’arachide de la Grande Île vers l’Empire du Milieu. Pour le ministre de l’Agriculture et de la souveraineté alimentaire, Gaëtan Ramindo, il s’agit d’une “opportunité inédite”. Jusqu’ici, faute d’accord, les opérateurs chinois devaient passer par des pays tiers. Cette barrière levée, la suppression des intermédiaires va réduire les coûts pour les clients chinois et, selon le ministre, impacter positivement le prix d’achat payé aux paysans malgaches.

  • HYDROCARBURES – Le négociant omanais OQ Trading reconduit comme importateur de carburants à Madagascar jusqu’en novembre 2026

    HYDROCARBURES – Le négociant omanais OQ Trading reconduit comme importateur de carburants à Madagascar jusqu’en novembre 2026

    OQ Trading restera l’importateur de produits pétroliers blancs pour Madagascar de juin à fin novembre 2026. La branche trading du Sultanat d’Oman a de nouveau décroché le contrat d’approvisionnement en carburants de la Grande île, consolidant ainsi sa position de principal fournisseur du pays pour le prochain semestre. L’annonce a été faite ce mercredi par le directeur général de l’Office malgache des hydrocarbures (OMH), Cydolain Raveloson, en marge de la présentation de la Lettre de politique de l’aval pétrolier.

    Le contrat actuel entre les distributeurs pétroliers et OQ Trading arrive à échéance à la fin du mois de mai 2026. Il portait sur un volume annuel estimé à 829 057 tonnes métriques de carburants pour les cycles d’approvisionnement allant de juin 2025 à mai 2026. Le nouveau marché conclu avec le négociant omanais couvrira la période de début juin à fin novembre 2026.

    Sécurisation des importations

    Selon le directeur général de l’OMH, le processus d’attribution a suivi plusieurs étapes avant la sélection finale. OQ Trading a été retenu à l’issue d’une évaluation des offres. Ce choix s’inscrit dans un contexte marqué par la volatilité des marchés pétroliers internationaux et la hausse des coûts du fret maritime liée aux tensions en Mer Rouge et au Moyen-Orient.

    Pour Madagascar, l’enjeu est de garantir l’approvisionnement en carburants des stations-service tout en limitant l’impact des coûts logistiques sur les prix à la pompe. La sécurisation des importations de gasoil, de supercarburant SP95 et de pétrole lampant reste ainsi une priorité pour les prochains mois.

    Tarifs compétitifs

    OQ Trading bénéficie déjà d’une expérience du marché pétrolier malgache. Le trader international est notamment présenté comme capable de négocier des tarifs compétitifs pour l’affrètement des tankers assurant l’acheminement des produits pétroliers vers Madagascar.

    Dans le cadre de ce contrat, OQ Trading continuera d’approvisionner les quatre compagnies de distribution pétrolière opérant dans le pays. Les distributeurs reçoivent les mêmes produits blancs – gasoil, essence SP95 et pétrole lampant – aux mêmes conditions tarifaires avant la répartition des volumes importés au port de Toamasina, selon leurs commandes respectives.