Catégorie : Économie

  • BUDGET – Le droit d’accise sur les télécommunications ramené à 5 % dans le projet de loi de finances rectificative.

    BUDGET – Le droit d’accise sur les télécommunications ramené à 5 % dans le projet de loi de finances rectificative.

    Une nouvelle mesure fiscale pour le secteur des télécommunications. Le projet de loi de finances rectificative (PLFR) prévoit une réduction du droit d’accise appliqué aux services de télécommunications. Le taux de cette taxe est fixé à 5 %, contre 8% auparavant. Le projet devrait néanmoins encore passer devant le parlement pour examen et adoption avant son application.

     

    D’après le document rectificatif du budget de l’Etat, sont concernées par cette mesure fiscale les communications nationales et internationales par téléphonie et réseaux mobiles, notamment l’accès à Internet, le trafic de voix, les services de messagerie, le transfert de données et les services de connectivité par satellite.

     

    Cette mesure répond en partie aux revendications du secteur, qui avait plaidé pour un allègement de la fiscalité afin de soutenir les investissements et favoriser l’accès aux services numériques. La disposition figure parmi les ajustements fiscaux proposés par le gouvernement dans le cadre de la révision budgétaire en cours. La réduction du droit d’accise constitue une avancée pour les opérateurs télécoms, qui réclamaient depuis longtemps un allègement fiscal afin de favoriser l’accès à Internet à Madagascar.

     

    Pas plus tard qu’au mois de novembre dernier, au moment où le bras de fer entre l’Etat et les membres du groupement des opérateurs télécom de Madagascar (GTM) sur le prix de l’internet s’est intensifié, les opérateurs avaient rappelé leur revendication de suppression totale de ce droit d’accise. Ils avaient également demandé la suppression de la taxe sur les transactions mobiles et de celle sur les smartphones à bas prix. Ils avaient alors assuré que ces mesures ne devraient pas entraîner de baisse des recettes fiscales. Ils avaient même promis une hausse des impôts versés à l’État à hauteur de 400 milliards d’ariary.

     

    Le gouvernement qui n’avait pas fermé la porte à un allègement avait souhaité que les économies réalisées grâce à d’éventuelles mesures soient réinvesties, “utilisées dans l’investissement pour améliorer surtout la qualité d’Internet à Madagascar”, avait alors soutenu à l’époque Mahefa Andriamampiadana, ministre du Développement numérique, des postes et des télécommunications. “Tout cela dans le but de promouvoir la digitalisation, mais aussi d’assurer l’inclusion numérique pour tous”, avait-il poursuivi.

  • MANIFESTATIONS – L’Etat réévalue à 231,4 milliards d’ariary les pertes matérielles engendrées par les événements de septembre et octobre 2025

    MANIFESTATIONS – L’Etat réévalue à 231,4 milliards d’ariary les pertes matérielles engendrées par les événements de septembre et octobre 2025

    231,4 milliards d’ariary. Ce serait le montant des pertes matérielles engendrées par les manifestations, accompagnées de pillages, dans les principales villes de Madagascar entre le 25 septembre et le 17 octobre 2025. Cette estimation est avancée dans le projet de loi des Finances rectificative (PLFR) 2026.

     

    Déjà en octobre 2025, lors d’une rencontre avec les organisations patronales, l’ancien président de la République, Andry Rajoelina, avait alerté sur la gravité de la situation, chiffrant les pertes des deux premiers jours de crise à 200 milliards d’ariary. Il avait également déploré à l’époque la destruction de 2 000 emplois.

     

    Pour la Refondation de la République, le bilan de ces événements dans les grands centres urbains, comme Antananarivo, Toamasina, Antsirabe, Toliara et Antsiranana, ne se limite pas aux pertes matérielles. Ces bouleversements ont provoqué l’interruption ou la destruction partielle de nombreuses activités économiques, peut-on lire dans le projet de loi de finances rectificatives de cette année.

     

    Le secteur privé avait déjà soulevé l’importance d’intégrer les impacts de cette dernière crise comme un paramètre fondamental dans la planification du budget national. Les Groupements estimaient que ses conséquences socio-économiques devaient être intégrées dans l’élaboration de la loi des Finances (LFI) 2026.

     

    Un dispositif de soutien financier d’urgence avait été promis en réponse à cette situation à l’époque. Celui-ci était destiné à faciliter la reconstruction et le redémarrage des entreprises sinistrées. Ce plan repose sur l’allègement de la trésorerie des opérateurs économiques à travers l’octroi de crédits à taux zéro et la prise en charge par l’État des intérêts des prêts de reconstruction. En parallèle, des mesures fiscales avaient aussi été annoncées, incluant des subventions ciblées, des allègements fiscaux et des discussions pour des exonérations temporaires afin d’atténuer la pression financière sur le secteur privé.

  • INDICATEURS MACROÉCONOMIQUES – La BAD estime que Madagascar se trouve entre amélioration progressive et fragilités structurelles

    INDICATEURS MACROÉCONOMIQUES – La BAD estime que Madagascar se trouve entre amélioration progressive et fragilités structurelles

    Le profil macroéconomique de Madagascar pour la période 2026-2027 est prévu s’améliorer progressivement, d’après les prévisions de la Banque africaine de développement (BAD). La situation globale du pays reste néanmoins moyenne et fragile, selon cette institution panafricaine dans son Rapport 2026 sur les perspectives économiques en Afrique. Le document est publié, en marge des Assemblées annuelles de la BAD à Brazzaville.

    Selon la BAD, les perspectives pour la Grande île montrent des signes d’amélioration progressive au cours de la période sous revue, avec une accélération de la croissance, un reflux de l’inflation et une réduction des déficits budgétaires et courants. En termes de croissance du PIB réel, l’économie malgache devrait connaître une accélération de son activité économique, progressant de 1,5 point de pourcentage entre 2026 et 2027. La BAD prévoit un taux de croissance passant de 3% à 4,5 entre les deux périodes.

    Concernant la hausse des prix, la prévision de la BAD avance un taux d’inflation de 9%, frôlant la barre des deux chiffres. Une nette décélération est toutefois projetée pour 2027 à 6,5 %. Le maintien sous le seuil des 10 % permet à Madagascar de rester dans la performance moyenne en Afrique.

    Les finances publiques de Madagascar devraient pour leur part rester déficitaires. Elles s’orientent néanmoins vers une trajectoire de consolidation. Pour la BAD, le déficit budgétaire devrait reculer, passant de -4,4 % à -3,8 %. Se situant dans la fourchette comprise entre 3 % et 5 %, cet indicateur est classé en performance moyenne.

    Le principal point de vigilance concerne le solde de compte courant du pays. Madagascar affiche un déficit structurel important de sa balance courante, estimé par la BAD à -7,5%. Bien qu’une légère amélioration de +1,5 point soit attendue en 2027 pour se situer à -6%, ces niveaux restent supérieurs au seuil critique de -5 %, maintenant une performance faible pour Madagascar. Ce qui traduit une forte dépendance extérieure ou un déséquilibre des échanges commerciaux.

    La BAD évoque alors plusieurs défis structurels. Les principaux risques comprennent les chocs climatiques, la baisse des prix des matières premières, les tensions géopolitiques et l’incertitude politique intérieure. Comme mesures d’atténuation, l’institution panafricaine préconise la diversification des exportations, une mobilisation accrue des ressources nationales et des financements pour le climat.

  • APPUI BUDGÉTAIRE – 68 millions de dollars de la BAD pour renforcer la gouvernance financière et la résilience économique de Madagascar

    APPUI BUDGÉTAIRE – 68 millions de dollars de la BAD pour renforcer la gouvernance financière et la résilience économique de Madagascar

    Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) avait approuvé mardi l’octroi d’un paquet financier de 68 millions de dollars pour Madagascar dans le cadre de la deuxième phase du Programme d’appui à la gestion financière et la résilience économique. Son accord de financement avait été signé à Brazzaville, en marge des Assemblées annuelles du Groupe de la BAD.

    Comme indiqué par le ministère de l’Economie et des finances, ce concours financier est destiné au financement de la deuxième phase de ce programme qui s’articule autour de quatre axes stratégiques majeurs. Ce département parle de l’optimisation de la gouvernance financière et le renforcement de la mobilisation des recettes intérieures, la consolidation de la transparence et l’intensification de la lutte contre la corruption, l’amélioration du climat des affaires et la promotion de l’attractivité des investissements, et le soutien au secteur énergétique ainsi que le déploiement de l’électrification rurale.

    La BAD parle d’une reconnaissance stratégique puisque cette approbation repose sur un bilan de performances solide de la première phase du programme. Celle-ci avait généré des impacts substantiels pour les ménages et le secteur privé malgaches, notamment via le déploiement national d’un système moderne d’administration fiscale et l’adoption d’une stratégie nationale de lutte contre la corruption garantissant la redevabilité institutionnelle jusqu’en 2030.

    “Le second programme consolide ces acquis et ouvre la voie à une économie plus résiliente, inclusive et transparente, qui profite à l’ensemble de la population malgache”, avance le chef du bureau pays du Groupe de la BAD pour Madagascar, Adam Amoumoun. Des réformes axées sur la gestion des finances publiques et la compétitivité du secteur privé, sont néanmoins à mener. L’institution africaine estime que ces deux leviers sont essentiels pour restaurer l’espace budgétaire de Madagascar et catalyser des investissements structurants à fort impact transformationnel.

    Selon la précision de la BAD, ce paquet financier comprend un prêt concessionnel de 27,2 millions de dollars du Fonds africain de développement et un prêt concessionnel de 40,8 millions de dollars de la Facilité d’appui à la transition. Il porte l’investissement total à 136 millions de dollars pour les deux phases du programme, et ce qui en fait l’un des appuis budgétaires les plus importants de l’institution en faveur de Madagascar, d’après cette institution panafricaine.

  • PROTECTION INDUSTRIELLE – L’Organisation mondiale du commerce rapporte l’examen par son Comité de quatre mesures de sauvegarde présentés par Madagascar

    PROTECTION INDUSTRIELLE – L’Organisation mondiale du commerce rapporte l’examen par son Comité de quatre mesures de sauvegarde présentés par Madagascar

    Le Comité des sauvegardes de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) rapporte s’être penchée sur les notifications de mesures de sauvegarde présentées par 19 de ses membres. Sur l’ensemble des dossiers traités par le Comité durant sa dernière réunion, Madagascar s’est distingué en soumettant quatre mesures de sauvegarde à l’examen.

    La Grande Île se place ainsi au cœur de l’actualité commerciale internationale aux côtés de trois autres nations, à savoir l’Indonésie avec sept mesures, les Philippines et la Turquie, avec quatre mesures chacune. À eux seuls, ces quatre pays avaient concentré la moitié de toutes les mesures de sauvegarde analysées par l’OMC lors de cette session. Ce qui suggère la volonté ferme de l’État malgache d’utiliser les outils légaux du commerce international pour défendre son marché intérieur.

    L’OMC n’a pas précisé les dossiers malgaches traités lors de la réunion de son Comité des sauvegardes, qui s’est tenue vers la fin du mois d’avril. Depuis le début de l’année 2026, Madagascar mène une offensive réglementaire ciblée pour protéger son tissu industriel face à une hausse jugée massive et préjudiciable des produits importés.

    Sous l’impulsion de l’Autorité nationale chargée des mesures correctives commerciales (ANMCC), la Grande Île avait formalisé quatre enquêtes majeures auprès de l’OMC en seulement quatre mois. Elles avaient démarré en janvier avec l’ouverture d’investigations sur les tubes et tuyaux en plastique, parallèlement à une enquête sur les pâtisseries sèches et céréales de petit-déjeuner. Cette dynamique de protection s’est intensifiée en avril avec deux nouveaux dossiers visant, d’une part, les jus, nectars et boissons non alcoolisées, et d’autre part, les articles de table, de cuisine, de ménage et d’emballage.

    Un Membre de l’OMC peut adopter temporairement des mesures visant les importations d’un produit, au moyen de droits de douane plus élevés ou d’autres mesures. Des dispositions que ce pays peut prendre s’il détermine au moyen d’une enquête qu’un accroissement des importations d’un produit cause ou menace de causer un dommage grave à sa branche de production nationale.

  • CONSOMMATION – La SPM injecte une partie de son stock de riz dans deux districts de Toamasina, dont 30 tonnes à 2 000 ariary le kilo

    CONSOMMATION – La SPM injecte une partie de son stock de riz dans deux districts de Toamasina, dont 30 tonnes à 2 000 ariary le kilo

    Du riz à 2 000 ariary le kilo à Marolambo et Antanambao Manampotsy. La State procurement of Madagascar (SPM) a procédé à l’injection d’une partie de ses stocks de riz sur le marché. L’opération, qui vise à stabiliser le marché et à soulager le pouvoir d’achat des consommateurs, est entreprise dans un premier temps dans ces deux districts de la région d’Atsinanana.

    Selon le ministère du Commerce et de la consommation, il s’agit d’une réponse aux requêtes formulées par le vice-président de l’Assemblée nationale pour la province de Toamasina et les députés élus dans ces districts. La campagne de régulation est donc déployée au niveau de ces deux localités qui figurent parmi les zones logistiques les plus enclavées.

    Dans le district de Marolambo, un volume de 30 tonnes de riz a été injecté sur le marché pour être commercialisé au prix de vente administré de 2 000 ariary le kilogramme, contre un cours de 2 800 ariary avant l’intervention de la SPM. Le ministère du Commerce avait parallèlement alloué une dotation de 5 tonnes de riz destinée à l’approvisionnement des chantiers de travaux communautaires pour la réhabilitation des routes.

    Du côté d’Antanambao Manampotsy, un approvisionnement de 20 tonnes de riz a été acheminé, dont 10 tonnes ont été affectées à la vente directe aux consommateurs au tarif de 500 ariary le gobelet. Les 10 tonnes restantes sont réservées au soutien des populations locales engagées dans les travaux de Haute Intensité de Main-d’œuvre (HIMO) pour les infrastructures routières, précise ce département.

    La ministre Haingotiana Andriamadison avait alors rappelé que la mission de son département consiste à concevoir et à implémenter des stratégies d’approvisionnement afin de garantir la disponibilité continue des Produits de première nécessité (PPN). Et ce, tout en assurant un rapport qualité-prix optimal sur le marché.

  • SECTEUR EXTRACTIF – Des voies d’action pour l’industrialisation et la diversification de la chaîne de valeur des minéraux critiques à Madagascar

    SECTEUR EXTRACTIF – Des voies d’action pour l’industrialisation et la diversification de la chaîne de valeur des minéraux critiques à Madagascar

    La Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced) procèdera à la présentation du Rapport sur l’évaluation de la valeur ajoutée et de la diversification de la chaîne de valeur des minéraux critiques pour la transition énergétique à Madagascar, la semaine prochaine. Fruit d’un projet bénéficiant du financement du gouvernement japonais, l’initiative vise à accompagner Madagascar dans l’identification de voies d’action concrètes pour l’industrialisation et la diversification économique. Et ce, pour aller au-delà de la simple exportation de matières premières brutes, annonce la Cnuced.

    La version préliminaire de ce rapport synthétise déjà les conclusions analytiques, les opportunités sectorielles et les recommandations stratégiques, qui devront permettre de renforcer la résilience économique, créer des emplois et favoriser une croissance durable et inclusive. Sa présentation aux parties prenantes nationales devra donc permettre aux décideurs politiques, les partenaires au développement, le secteur privé et les autres acteurs concernés de partager une vision commune des opportunités de valorisation locale et de diversification identifiées dans l’évaluation.

    Plusieurs parties prenantes assisteront à la présentation de ce rapport. Parmi les participants figureront de hauts responsables gouvernementaux des ministères chargés de l’industrialisation, du développement du secteur privé et des mines ; des représentants du secteur privé, des partenaires au développement et des bailleurs de fonds, des universitaires et des membres de la société civile, ainsi que des entités des Nations unies et des organisations régionales.

    Cette prochaine rencontre devra donc faciliter le dialogue sur les priorités de mise en œuvre et les prochaines étapes de ce projet à Madagascar. Elles incluent notamment des discussions avec les partenaires au développement sur la mobilisation du soutien technique et financier en faveur du programme d’industrialisation et de transformation économique de Madagascar. Pour la Cnuced, ce lancement vise à réaffirmer l’engagement de Madagascar en faveur de la transformation structurelle et du développement inclusif, permettant au pays de capter une plus grande valeur de ses secteurs de produits de base tout en faisant progresser une croissance économique durable.

  • CULTURE DE RENTE – Les acheteurs proposent le kilo de vanille verte à 53 000 ariary à Ambanja, les vendeurs réclament 200 000 ariary

    CULTURE DE RENTE – Les acheteurs proposent le kilo de vanille verte à 53 000 ariary à Ambanja, les vendeurs réclament 200 000 ariary

    Marchandage lors du début de la campagne de commercialisation de la vanille verte pour la saison 2025-2026. L’événement, lancé en grande pompe à Antsakoamanondro, dans le district d’Ambanja, a été marqué par la traditionnelle communication des propositions de prix d’achat et de vente. Pour cette ouverture officielle dans la région Diana, le prix du kilo initialement proposé par les acheteurs s’est établi à 53 000 ariary.

     

    Dès le premier jour, l’ambiance festive a laissé place à une tension palpable sur le marché de l’or vert. Refusant de brader leur production, les cultivateurs locaux réclament fermement un prix de 200 000 ariary le kilo. En face, les collecteurs et exportateurs affichent une réalité bien différente, maintenant leur proposition d’achat maximale à 53 000 ariary.

     

    “Par rapport à la conjoncture actuelle, c’est déjà un bon prix”, tempère toutefois Jaoravoana, un cultivateur venu de la région Sava. Ce dernier exprime néanmoins une crainte que ce tarif de départ ne puisse pas être maintenu durant toute la saison.

     

    L’année dernière, le kilo de vanille verte s’était effondré jusqu’à 5 000 ariary dans certaines zones de la région Analanjirofo. Si le prix proposé aujourd’hui reste encore loin des sommets de 2018-2019, où il avait atteint 120 000 ariary à 200 000 ariary, il s’inscrit déjà en nette hausse par rapport aux trois ou quatre dernières années.

  • INVESTISSEMENT – Le GEM organise un webinaire pour présenter les opportunités d’investissement à Madagascar

    INVESTISSEMENT – Le GEM organise un webinaire pour présenter les opportunités d’investissement à Madagascar

    Le Groupement des entreprises de Madagascar (GEM) organise ce jeudi son premier webinaire intitulé “Mada Business Hub”. Cette session vise à présenter Madagascar sous l’angle de ses opportunités d’investissement et de financement, tout en abordant les projets structurants et les réformes en cours en faveur du secteur privé.

     

    Les échanges réuniront plusieurs personnalités institutionnelles et financières dont Haingotiana Andriamadison, ministre du Commerce et de la Consommation, Thierry Charras-Gillot, directeur général de la BRED Madagasikara et Josielle Rafidy, directeur général de l’EDBM. La modération sera assurée par Mireille Abale, manager Dev Régional Océan Indien de PCG Africa Madagascar. Les intervenants analyseront les conditions nécessaires à l’implantation des entreprises et les mécanismes de soutien à l’investissement sur le territoire.

     

    Ce webinaire intervient dans un contexte où les acteurs économiques s’interrogent sur l’évolution du climat des affaires et l’efficacité des mesures prises pour accompagner les investisseurs. Pour les entreprises locales et internationales, l’enjeu de cette rencontre est de clarifier les procédures d’implantation et d’évaluer la portée des réformes annoncées par les autorités. La session sera accessible en direct sur les plateformes LinkedIn et Zoom.

     

    Photo : GEM

  • FINANCEMENT – La Badea déplore la lenteur des décaissements des fonds pour les projets qu’elle appuie à Madagascar

    FINANCEMENT – La Badea déplore la lenteur des décaissements des fonds pour les projets qu’elle appuie à Madagascar

    30 %. Ce serait la part critique du portefeuille de projets de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (Badea) paralysée par la lenteur des décaissements à Madagascar. Un sujet abordé par le ministre de l’Économie et des finances, Herinjatovo Ramiarison avec le président de cette institution financière, Abdullah KH Almusibeeh lors d’un entretien en marge des Assemblées de la Banque Africaine de développement qui se tiennent à Brazzaville depuis le 25 mai.

    Les deux parties ont fait le point sur le portefeuille des projets financés par la Badea lors de cette rencontre. Les deux responsables ont alors insisté sur la nécessité d’accélérer la mise en œuvre des projets. Et ce, dans un contexte marqué par des retards d’exécution et des besoins persistants en infrastructures économiques, note le ministère de l’Économie et des finances qui rapporte l’entretien.

    Pour débloquer la situation, les deux parties misent sur un audit technique conjoint destiné à repérer et éliminer un à un les verrous administratifs qui freinent les financements, tout en ouvrant le portefeuille au secteur privé. Elles ont d’ailleurs convenu de renforcer leur collaboration, en vue d’approfondir l’analyse du portefeuille de projets.

    Le portefeuille de la Badea à Madagascar est actuellement très axé sur les infrastructures de transport stratégiques et la connectivité. Cette Banque avait confirmé son engagement à Madagascar avec un prêt de 80 millions de dollars destiné à la construction de l’autoroute Antananarivo–Toamasina, lors du déplacement de son Président à Madagascar au mois d’août 2025. Outre ce projet, d’autres infrastructures bénéficient de l’appui de la Badea. La réhabilitation d’une portion de la route nationale RN5 vers Soanierana Ivongo, la construction du pont de Mangoky et la réalisation des deux échangeurs routiers d’Anosizato et Andohatapenaka figurent dans son portefeuille d’investissements.

    Si l’urgence reste à l’accélération des grands projets, la rencontre avait également permis d’ouvrir une nouvelle feuille de route pour le secteur privé. La Badea et le gouvernement malgache ont mis l’accent sur le soutien aux PME, avec pour objectif d’améliorer concrètement l’accès au financement et concevoir des mécanismes financiers enfin adaptés aux réalités du terrain.