Catégorie : Actualité

  • INNOVATION – Les étudiants de l’ENI Fianarantsoa décrochent les deux premières places du hackathon national Itovia

    INNOVATION – Les étudiants de l’ENI Fianarantsoa décrochent les deux premières places du hackathon national Itovia

    Carton plein pour l’Ecole nationale d’informatique (ENI) de Fianarantsoa. Les deux premières places de la première édition du Hackathon national Itovia reviennent à des étudiants de cet établissement de l’Université de Fianarantsoa. L’équipe E-Takalo s’est classée première, devant E-Rano, également portée par des étudiants de l’ENI Fianarantsoa. Lady Care, de l’Université de l’Itasy, complète le podium à la troisième place.

    La compétition s’est achevée le 3 septembre 2026 dans les locaux du Centre d’excellence en entrepreneuriat (Ceentre) à Ambohidahy, après quatre jours de travaux. Organisé par le Ceentre dans le cadre du Programme Itovia, financé par l’Agence française de développement (AFD) et mis en œuvre par l’Economic Development Board of Madagascar (EDBM), le hackathon a réuni 20 jeunes répartis en sept équipes.

    Les participants, issus de cinq universités, en l’occurrence Antananarivo, Fianarantsoa, Antsiranana, Toliara et Itasy, ont travaillé sur des solutions destinées à répondre à des problématiques concrètes. Les équipes ont ensuite présenté leurs propositions devant un jury, qui a notamment pris en compte la pertinence des problématiques traitées, l’innovation, la faisabilité et le potentiel d’impact des projets.

    Les résultats consacrent ainsi la performance des étudiants de l’ENI Fianarantsoa, qui occupent les deux premières marches du podium avec E-Takalo et E-Rano. La troisième place est revenue à Lady Care, de l’Université de l’Itasy.

    Les trois équipes lauréates ont reçu des prix compris entre 250 000 et 750 000 ariary. Ces récompenses doivent notamment contribuer à la poursuite du développement des solutions présentées durant le hackathon.

    Cette première édition du Hackathon Itovia constitue par ailleurs la cinquième édition de hackathon organisée par le Ceentre et la première dans le cadre du Programme Itovia. L’initiative vise notamment à offrir aux jeunes issus de différentes régions un cadre pour développer leurs compétences en entrepreneuriat, en conception de projets et en innovation, ainsi qu’à les mettre en relation avec les acteurs de l’écosystème entrepreneurial et numérique.

  • SANTÉ PUBLIQUE – Madagascar Alzheimer Masoandro Mody met l’accent sur le diagnostic précoce

    SANTÉ PUBLIQUE – Madagascar Alzheimer Masoandro Mody met l’accent sur le diagnostic précoce

    “Savoir au moment opportun, c’est se donner les moyens d’agir”. Le thème du Mois mondial de l’Alzheimer met l’accent sur l’importance de connaître suffisamment tôt le statut d’un patient pour prendre en charge la maladie au plus tôt. Le diagnostic précoce est ainsi placé au coeur de la campagne de sensibilisation menée tout au long de ce mois de septembre par l’association Madagascar Alzheimer Masoandro Mody.

    L’association met particulièrement l’accent sur l’importance de ne pas attendre une aggravation des symptômes avant de consulter. Elle veut encourager les familles et l’entourage à reconnaître les premiers signes de la maladie afin de favoriser une prise en charge plus rapide. Elle estime que près de 160 000 personnes pourraient être concernées par la maladie d’Alzheimer à Madagascar d’ici 2050.

    Lors du lancement officiel du Mois mondial de l’Alzheimer, mardi, au siège de l’association à Mahazoarivo, Madagascar Alzheimer Masoandro Mody a rappelé que le diagnostic constitue une étape importante dans la prise en charge. “Il permet d’accéder à différentes options de traitement, de soins et de soutien, aussi bien pharmacologiques que non pharmacologiques”, souligne l’association.

    La démarche passe d’abord par une meilleure connaissance des signes de la maladie. Pour l’association, savoir identifier des changements inhabituels chez une personne peut contribuer à réduire le délai avant une consultation et, par conséquent, à permettre une prise en charge plus précoce.

    Cette question reste confrontée à la persistance de certaines idées reçues. Selon les données citées par l’association, 80 % du public et 65 % des professionnels de santé considèrent encore que la maladie d’Alzheimer et les maladies apparentées font partie du processus normal du vieillissement. La crainte liée au diagnostic constitue également un frein : 46 % des personnes vivant avec la maladie d’Alzheimer déclarent avoir peur du diagnostic, d’après les statistiques présentées lors du lancement.

    L’association prévoit ainsi plusieurs activités d’information et de sensibilisation durant le mois de septembre. Elles porteront notamment sur la reconnaissance des signes avant-coureurs, les facteurs de risque, le diagnostic et l’accompagnement des personnes concernées et de leurs familles.

    La maladie d’Alzheimer est une maladie neurodégénérative incurable, mais sa progression peut être ralentie lorsque la prise en charge intervient suffisamment tôt, indique Madagascar Alzheimer Masoandro Mody. Des exercices de rééducation peuvent notamment contribuer à préserver certains automatismes et capacités fonctionnelles des patients.

    L’association encourage également le maintien d’une activité intellectuelle régulière afin de stimuler les capacités cognitives. À l’échelle mondiale, plus de 55 millions de personnes vivent actuellement avec la maladie d’Alzheimer ou une maladie apparentée.

    À Madagascar, la projection de près de 160 000 personnes potentiellement concernées d’ici 2050 renforce, selon l’association, la nécessité d’améliorer l’information sur la maladie. Sa campagne vise ainsi à faire du diagnostic précoce un réflexe davantage intégré dans la prise en charge des premiers signes.

  • ÉLECTIONS – Le projet d’assistance électorale Aperm succède au projet RPEDEM qui arrive à son terme

    ÉLECTIONS – Le projet d’assistance électorale Aperm succède au projet RPEDEM qui arrive à son terme

    Un nouveau projet d’assistance électorale en gestation. Alors que le projet Renforcement des processus électoral et démocratique à Madagascar (RPEDEM) arrive à son terme, l’Appui au processus électoral pour la refondation de Madagascar (Aperm) devrait prendre sa place, selon un communiqué de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni).

    Mis en place en mars 2023 suite à la demande du gouvernement malgache, le comité de pilotage ainsi que la clôture du projet RPEDEM a tenu sa sixième et dernière réunion au siège de la Ceni à Alarobia, mercredi. Cette dernière réunion s’est déroulée en présence de Thierry Rakotonarivo, président de cette commission électorale, d’Anthony Ngororano, coordonnateur résident du système des Nations unies à Madagascar, d’Edward Christow, représentant résident du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), ainsi que des représentants des partenaires techniques et financiers.

    Selon la Ceni, le RPEDEM, considéré comme un socle axé sur les opérations électorales, a été renforcé par deux sous-projets dédiés à l’inclusion et à la prévention des tensions : le Japan Supplementary Budget du gouvernement du Japon, qui a favorisé la participation des femmes et des jeunes tout en renforçant les capacités de la Ceni dans la gestion des données biométriques, et le projet Mahasaky, focalisé sur la prévention des tensions à travers la participation citoyenne et politique des jeunes.

    “Le RPEDEM est né avec des ambitions claires : rebâtir un contrat social solide, un contrat où chaque voix compte et où le système électoral reflète fidèlement et dans la sérénité l’expression souveraine du peuple malgache”, indique Thierry Rakotonarivo. Il a souligné qu’il s’agit d’un pilier essentiel dans la quête commune vers une gouvernance stable, transparente et résolument inclusive.

    La Ceni rapporte qu’au cours de l’histoire des élections à Madagascar, les électeurs malvoyants ont pu voter pour la première fois sans assistance grâce au bulletin unique en braille, comme l’a souligné le conseiller technique principal du projet, François Butedi. En tout, le budget global du projet s’est élevé à plus de 13 millions de dollars.

  • ASSEMBLÉE NATIONALE – Tsimbazaza mène des consultations dans le cadre de l’examen du projet de loi sur les communications électroniques et les infrastructures numériques

    ASSEMBLÉE NATIONALE – Tsimbazaza mène des consultations dans le cadre de l’examen du projet de loi sur les communications électroniques et les infrastructures numériques

    L’Assemblée nationale entend approfondir l’analyse du projet de loi sur les communications électroniques et les infrastructures numériques. La commission développement numérique, postes et télécommunications, annonce une série de consultations dans le cadre de l’examen du texte qui devrait passer en séance plénière ce vendredi. La démarche vise notamment à recueillir les observations des différentes parties prenantes dans le cadre des travaux parlementaires.

     

    L’objectif, selon Clarisse Manjary, présidente de cette commission, est de “garantir une réforme inclusive, moderne et conforme aux standards internationaux”. A l’entendre, il s’agit de s’assurer de la cohérence du texte avec la vision stratégique de l’État, du strict respect de la Constitution et de la préservation de la souveraineté nationale, souligne l’élue d’Ivohibe. Elle parle également d’un texte qui devrait veiller au respect de la libre concurrence et prévenir tout abus de position dominante, tout en minimisant les impacts économiques négatifs pour les acteurs du marché.

     

    En parallèle, l’accent doit être mis sur le respect des droits des consommateurs et la sauvegarde des emplois locaux dans le secteur des technologies de l’information et de la communication (TIC), indique-t-elle. Il s’agit également de garantir un véritable service public à travers le désenclavement numérique des régions et des zones rurales, tout en imposant des normes environnementales et sanitaires rigoureuses, poursuit-elle.

     

    Selon le ministère du Développement numérique, des postes et des télécommunications le projet de loi repose sur une “seule doctrine : ouvrir la concurrence sans décourager l’investissement”. Le texte prévoit la fin des monopoles et des droits exclusifs dans le secteur, tandis que la volonté d’ouverture s’accompagne de garanties pour les investisseurs, à travers notamment des dispositions sur la stabilité des régimes juridique, fiscal, douanier et parafiscal pendant la durée de la licence, mais aussi la liberté tarifaire dans le cadre de la mutualisation des infrastructures.

  • TOURISME – La gastronomie malgache avec Henintsoa Moretti pour promouvoir la destination Madagascar à l’international

    TOURISME – La gastronomie malgache avec Henintsoa Moretti pour promouvoir la destination Madagascar à l’international

    La gastronomie locale s’installe progressivement comme un élément à part entière de la promotion touristique de Madagascar. C’est dans cette perspective que l’Office national du tourisme de Madagascar (ONTM) et la cheffe Henintsoa Moretti, fondatrice de Haka Fy Authentic Restaurant, ont renouvelé leur partenariat jusqu’en 2028. L’accord vise notamment à faire connaître le patrimoine culinaire du pays auprès des marchés touristiques internationaux.

     

    Signé le 3 septembre dans les locaux de l’ONTM à Antsahavola, l’avenant prolonge une collaboration engagée pour la période 2022-2024. Dans ce nouveau cadre, Haka Fy Authentic Restaurant participera entre autres aux événements internationaux organisés par l’ONTM, à travers des animations et des dégustations destinées à présenter les produits, les recettes et les savoir-faire culinaires des différentes régions de Madagascar.

     

    Le premier rendez-vous est prévu à Paris dans deux semaines, à l’occasion du salon IFTM Top Resa, avec une animation autour du thème “Les saveurs de Madagascar” qui sera proposée sur le stand malgache. La cheffe Henintsoa Moretti y présentera des bouchées inspirées de la cuisine traditionnelle, dans le cadre des activités de promotion de la destination auprès des professionnels du tourisme. Il “s’agit de promouvoir les cuisines de terroirs à l’instar des spécialités régionales en plus des plats emblématiques que les touristes connaissent déjà”, explique Henintsoa Moretti.

     

    Cette démarche s’appuie sur un travail engagé depuis plusieurs années par la cheffe autour de la transmission du patrimoine culinaire. Ses recherches l’ont notamment conduite à rencontrer des “Mama Be”, détentrices de recettes et de techniques transmises entre générations. En 2022, sa collaboration avec l’ONTM avait également donné naissance à la série “Lakozia Mitety Faritra”, consacrée aux spécialités culinaires des différentes régions du pays.

  • COUPE DE LA CAF – Quatre arbitres malgaches désignés pour la confrontation entre l’Atomic Ngome des Cameroun et le Black Bulls Mozambique

    COUPE DE LA CAF – Quatre arbitres malgaches désignés pour la confrontation entre l’Atomic Ngome des Cameroun et le Black Bulls Mozambique

    Des arbitres internationaux malgaches seront également en lice pour les compétitions des clubs africains pour cette semaine. Quatre arbitres malgaches ont été désignés par la Confédération africaine de football (CAF) pour le match opposant la formation comorienne d’Atomic Ngome et les Black Bulls de Mozambique.

    Josianno Elivas Lominson Todihajaniaïna sera l’arbitre central de ce match qui entre dans le cadre du premier tour de la coupe de la CAF. Il sera assisté par Lionel Hasinjarasoa et Hasinoro Fitiavana Ravoavy. Hery Tiana Stephan Andrianaivoarison quant à lui officiera en tant que quatrième arbitre.

    Ces quatre arbitres malgaches ont quitté la Grande Île, ce jeudi, pour rejoindre les Comores où se jouera cette rencontre. Le match se tiendra ce samedi 5 Septembre au Stade de Moroni aux Comores.

  • ÉVÉNEMENT – Le gouvernement programme une commémoration des manifestations de 2025

    ÉVÉNEMENT – Le gouvernement programme une commémoration des manifestations de 2025

    Un an après les manifestations qui ont conduit à la chute du régime d’Andry Rajoelina, le gouvernement prévoit de commémorer cet épisode. Le Palais national de la culture et des sports a abrité, mercredi, une concertation réunissant des autorités publiques et des représentants de la jeunesse afin de définir les grandes lignes de l’organisation de cet événement mémoriel.

    Présidée par le ministre de la Jeunesse et des Sports, Alain Désiré Rasambany, la rencontre a réuni un large éventail d’acteurs de la société civile et de représentants des institutions. Afin de garantir une représentativité équitable et inclusive, les participants ont proposé la mise en place d’un comité d’organisation conjoint. Celui-ci réunira des représentants de la jeunesse et des mouvements étudiants, du corps enseignant et du monde artistique, ainsi que des délégués associatifs et des représentants des six provinces de Madagascar.

    La commémoration est prévue du 18 au 25 septembre. Le programme s’articulera autour d’initiatives collectives poursuivant un triple objectif : honorer la mémoire des actions menées par les jeunes en 2025, tirer les enseignements de cette période pour la gouvernance actuelle et dégager une perspective d’avenir durable pour les nouvelles générations malgaches.

    Pour rappel, la contestation populaire portée notamment par la jeunesse et le mouvement « Gen Z » avait éclaté en septembre 2025, sur fond d’exaspération face aux délestages massifs, aux pénuries d’eau et aux problèmes de gouvernance. Le mouvement avait finalement conduit au renversement du régime de l’époque.

    À travers cette semaine de commémoration, les organisateurs souhaitent également mettre en avant les aspirations exprimées lors de cette mobilisation, notamment en matière de gouvernance transparente, de justice sociale et d’amélioration des conditions de vie des nouvelles générations.

  • SANTÉ PUBLIQUE – Plus de 3 000 sortants de l’Institut de formation interrégional des paramédicaux en attente de recrutement

    SANTÉ PUBLIQUE – Plus de 3 000 sortants de l’Institut de formation interrégional des paramédicaux en attente de recrutement

    La grogne monte chez les sortants de l’Institut de formation interrégional des paramédicaux (Ifirp). Plus de 3 000 diplômés seraient aujourd’hui en attente d’intégration dans la fonction publique, selon leurs représentants. Ceux-ci dénoncent des retards dans le traitement de leurs dossiers et demandent des mesures concrètes pour permettre leur recrutement.

    Au cœur de leurs requêtes figure notamment l’utilisation des 300 postes budgétaires attribués au ministère de la Santé publique. Ils rappellent notamment que leur recrutement avait été validé en Conseil des ministres le 17 septembre 2025, avec pour objectif de renforcer les effectifs de médecins et de paramédicaux dans les établissements publics. Selon les sortants de l’Ifirp, les procédures d’intégration tardent toutefois à aboutir. Ils affirment qu’aucune décision n’aurait encore été prise concernant leur recrutement et réclament une accélération des démarches.

    Cette situation ne serait pas nouvelle. Fin 2025, des représentants des paramédicaux avaient déjà fait état d’environ 1 500 diplômés des Ifirp sortis entre 2020 et 2023 et avaient affirmé qu’aucun recrutement n’avait été effectué depuis 2020. Les sortants mettent notamment en cause la gestion des procédures au sein de la direction des ressources humaines (DRH) du ministère de la Santé publique qu’ils accusent d’être à l’origine des retards constatés dans le traitement des dossiers. Ils en appellent ainsi aux responsables à prendre leurs responsabilités et à accélérer les procédures.

    Mais au-delà de leur situation professionnelle, les sortants de l’Ifirp mettent en avant la nécessité du système de santé à disposer de personnels qualifiés en nombre suffisant pour répondre aux besoins de la population pour soutenir leurs revendications.

  • SPORTS – Guy Laurent Ramanankamonjy prend les commandes du Tafita

    SPORTS – Guy Laurent Ramanankamonjy prend les commandes du Tafita

    Le Fonds national pour le développement du sport et de la jeunesse (Tafita) accueille son nouveau directeur général. Guy Laurent Ramanankamonjy prend les commandes de cet organisme rattaché au ministère de la Jeunesse et des Sports. La passation de service avec le directeur général par intérim, Zina Alitera Rakotoson, s’est tenue mardi dans la salle de conférence du Palais des Sports de Mahamasina, en présence d’Alain Désiré Rasambany, ministre de la Jeunesse et des Sports.

    Cette nouvelle direct à la tête du Tafita ambitionne de poser les bases d’une gestion moderne, responsable et axée sur la performance, indispensable au développement du sport et de la jeunesse à Madagascar. Guy Laurent Ramanankamonjy entend inscrire son mandat dans une dynamique d’accompagnement de la jeunesse et d’épanouissement des athlètes, avec une attention particulière portée à l’amélioration de la gestion et de l’entretien des infrastructures sportives à travers toute la Grande Île.

    De son côté, le ministre Alain Désiré Rasambany a rappelé les exigences qui pèsent sur l’organisme. Insistant sur le fait que l’heure est désormais à l’action concrète, le membre du gouvernement attend de cette nouvelle gouvernance une impulsion capable de revitaliser le secteur

  • VIE DE LA NATION – L’Irmar se dit prêt au dialogue politique, mais pose des conditions

    VIE DE LA NATION – L’Irmar se dit prêt au dialogue politique, mais pose des conditions

    La plateforme politique soutenant l’ancien chef de l’État, Isika Rehetra Miaraka amin’i Andry Rajoelina (Irmar), a répondu à l’appel du colonel Michaël Randrianirina, président de la Refondation, ce mercredi à Iavoloha, dans le cadre de la concertation sur la préparation des élections. Cette plateforme de l’opposition se dit prête au dialogue politique, mais pose ses conditions.

    Parmi ces conditions figurent la “libération sans condition” de ceux que le groupement désigne par “prisonniers politiques” ainsi que le retour des exilés politiques. L’Irmar demande également la fin de ce qu’il qualifie d’“arrestations et poursuites arbitraires”, de “persécutions politiques” des opposants et des membres de l’ancien régime, ainsi que la “garantie effective des libertés publiques, des droits fondamentaux et de l’exercice libre des activités politiques”.

    Les mesures d’apaisement et les recommandations internationales devraient également être appliquées, souligne le groupement dans un communiqué publié après la rencontre au Palais d’État. L’Irmar rappelle notamment les recommandations formulées par la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) lors du Sommet extraordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement tenu en ligne le 29 juin 2026. Il estime que ces mesures permettraient “d’engager toute négociation effective pour le rétablissement de l’ordre constitutionnel”.

    Lors de la première journée de concertation, le président de la Refondation avait reçu à Iavoloha les représentants des groupements pro-pouvoir. C’est donc au tour de l’opposition d’entamer les discussions lors de cette deuxième journée. Outre l’Irmar, le mouvement Gascar et le groupement SIAP, favorables au pouvoir, étaient également présents.