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  • COMMERCE – Le Coca-cola de 350ml en bouteille PET disponible sur le marché au prix de 1 500 ariary

    COMMERCE – Le Coca-cola de 350ml en bouteille PET disponible sur le marché au prix de 1 500 ariary

    Antananarivo, 7 Février, 14h45 – Le Coca-Cola “made in Madagascar” est finalement de retour dans les magasins et épiceries de la Grande île. Pour l’instant il n’est disponible que dans sa version de 350 ml dans des bouteilles en polyéthylène-téréphtalate ou PET. La bouteille coûte 1 500 ariary.

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    Le Groupe Habibo a annoncé ce mercredi que l’embouteillage des boissons Coca Cola à Madagascar a débuté le 1er février dernier. Les bouteilles de 350 ml et de 1,5 l sont les premières à être embouteillées dans les usines de Habibo Beverages. A part Coca Cola, les marques Fanta et Sprite devraient aussi être bientôt mises en bouteille dans la Grande île.

    Depuis juin de l’année dernière, les bouteilles et canettes de Coca Cola vendus à Madagascar étaient importées d’où le prix relativement élevé. Jusqu’à ce mois de février, Coca Cola n’était plus embouteillé à Madagascar depuis la fin de la coopération de la marque américaine avec la société Star au mois de juin 2022.

  • PRODUITS MINIERS – Ambatovy rapporte avoir produit 36 000 tonnes de nickel en 2023

    PRODUITS MINIERS – Ambatovy rapporte avoir produit 36 000 tonnes de nickel en 2023

    Antananarivo, 7 Février, 13h55 – Des exportations dans la moyenne. Ambatovy rapporte avoir produit 36 000 tonnes de nickel et environ 3 300 tonnes de cobalt l’année dernière. Ce volume exporté, qui avoisine les 40 000 tonnes, se trouve dans la moyenne exportée par cette compagnie ces dernières années.

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    Mais si les opérations de la compagnie semblent stables en termes de volume, les valeurs des exportations de cobalt et de nickel de Madagascar se sont repliées respectivement de 48,4 % et de 4,1 %, d’après la note de conjoncture économique de la Banky Foiben’i Madagasikara (BFM) au mois de novembre 2023. L’autorité monétaire avait évoqué une diminution des prix respectifs de ces produits, jusqu’à -54,1 % et à -3,4 %, pour expliquer cette baisse. respectives de leurs prix à l’international .

    Ambatovy soutient que les prix du nickel et du cobalt ainsi que des métaux essentiels à la transition énergétique ont connu une baisse significative et soutenue depuis le mois de janvier de l’année 2023, accusant une chute de près de 50% sur le marché international. D’après cette compagnie minière, le nickel est passé de 30 000 dollars la tonne en janvier 2023 à environ 16 000 dollars actuellement. Le cobalt qui se vendait à 50 000 dollars l’année dernière est en ce moment à 28 400 dollars la tonne.

    D’après Ambatovy, cette baisse des prix est due à un contexte économique international incertain, ainsi qu’à une augmentation de l’offre de nickel avec l’arrivée sur le marché de nouveaux projets miniers qui opèrent dans la filière. Et ce changement brutal de prix a nécessité des ajustements immédiats pour la plupart des producteurs dans le monde, ainsi que pour cette compagnie qui opère à Madagascar. Elle fait par ailleurs remarquer que plusieurs producteurs ont déjà interrompu leurs activités ou ont cessé leurs projets.

    Comme la plupart des producteurs de métaux dans le monde, Ambatovy indique avoir pris des mesures pour préserver la poursuite de ses opérations. Outre les diverses mesures internes de réduction de coûts, plusieurs projets d’investissement prévus en 2024 ont été reportés, affectant ainsi les entreprises sous-traitantes concernées. « Ces mesures, difficiles mais nécessaires, sont prises pour s’adapter aux conditions du marché afin que la compagnie puisse continuer à être un partenaire important pour Madagascar », expose-t-elle.

    « La question d’une éventuelle cession de la compagnie n’est pas à l’ordre du jour », tient-elle à rassurer. « Ambatovy réaffirme son engagement dans la production durable de nickel et de cobalt de haute qualité à Madagascar, créant de la valeur ajoutée importante pour le pays », lance-t-elle.

  • COMMEMORATION DU 7 FEVRIER – Andry Rajoelina dénonce l’usage meurtrier des armes à des fins politiques

    COMMEMORATION DU 7 FEVRIER – Andry Rajoelina dénonce l’usage meurtrier des armes à des fins politiques

    Antananarivo, 7 Février, 12h37 – « S’il y a une chose qu’on ne voudrait plus voir, c’est l’usage des armes pour tuer des personnes qui ne partagent pas les mêmes avis que soi ». Comme chaque année depuis qu’il est au pouvoir, le président de la République Andry Rajoelina ne manque pas de commémorer l’événement du 7 février 2009, date à laquelle certains de ses partisans ont perdu la vie lors d’une marche pour prendre le Palais présidentiel d’Ambohitsorohitra.

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    Durant la cérémonie de dépôt de gerbe devant la stèle de commémoration érigée devant la Palais présidentiel, le chef de l’Etat a dénoncé l’usage des armes « pour tuer les compatriotes qui ne partagent pas le même avis que soi ». « Le sang qui a coulé à cet endroit ne sera pas vain », poursuit-il, devant ses partisans et les proches de ceux qui avaient perdu lors de cette marche de prise d’Ambohitsorohitra.

    Le 7 Février 2009, après leur manifestation quotidienne, les manifestants sont montés vers le Palais présidentiel sous la direction de Monja Roindefo qui venait d’être nommé Premier ministre du mouvement sur la Place du 13 Mai. La marche avait été dispersée par les éléments des forces de l’ordre devant le Palais présidentiel. Des manifestants étaient tombés sous des balles durant celle-ci.

  • SUSPICION DE CORRUPTION – Le procureur anglais accuse Romy Andrianarisoa d’avoir mis en avant son « influence directe sur le Président » pour réclamer des pots de vin à la société Gemfields

    SUSPICION DE CORRUPTION – Le procureur anglais accuse Romy Andrianarisoa d’avoir mis en avant son « influence directe sur le Président » pour réclamer des pots de vin à la société Gemfields

    Antananarivo, 7 Février, 10h52 – Les preuves récoltées par Romy Andrianarisoa présentées devant le tribunal de Southwark Crown à Londres lors du procès qui s’y est tenu mardi. Au cours de ce procès dont un compte-rendu est publié par l’agence Reuters, le procureur avait indiqué que l’ancienne directrice de cabinet de la présidence de la République “a proposé d’utiliser son influence pour obtenir des pots de vin de la part de Gemfields en échange d’une aide pour avoir des contrats miniers lucratifs”. Romy Andrianarisoa avait même clairement indiqué “avoir une influence directe sur le président”, souligne encore le procureur, rapporté par Reuters.

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    Le procureur a ensuite rapporté à la Cour les preuves qui appuient l’accusation, notamment l’opération sous couverture de la National Crime Agency (NCA) du Royaume-Uni, qui a permis “d’enregistrer Romy Andrianarisoa et Philippe Tabuteau en train de demander des pots-de-vin en échange de l’usage de leur influence pour obtenir des droits miniers à Madagascar”.

    Devant la Cour, Romy Andrianarisoa maintient sa ligne de défense et plaide non coupable des chefs d’accusation qui pèsent sur elle. Selon l’acte d’accusation, Romy Andrianarisoa et son complice Philippe Tabuteau sont accusés d’avoir réclamé environ 270 000 francs suisses (310 000 dollars), plus une participation à hauteur de 5 % dans la société minière Gemfields à Madagascar. Aucun verdict n’a encore été rendu dans cette affaire mardi.

  • CODE PÉNAL – Le Sénat approuve la légalisation de la castration pour les auteurs de viol

    CODE PÉNAL – Le Sénat approuve la légalisation de la castration pour les auteurs de viol

    Antananarivo, 7 Février, 10h00 – Deuxième étape validée pour le projet de loi modifiant certaines dispositions du code pénal et qui introduit la castration chimique et la castration chirurgicale parmi les peines infligées aux auteurs de viol sur des enfants. Après l’Assemblée nationale, le projet de loi soumis par le Gouvernement passe le cap du Sénat sans modification. Les travaux de commission ont toutefois proposé des détails techniques à introduire dans le décret d’application de la loi, indique le Sénat dans son communiqué.

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    Après son adoption par le Sénat, le texte doit encore passer par le contrôle de constitutionnalité au niveau de la Haute cour constitutionnelle. L’introduction de la castration chimique parmi les peines encourues par les violeurs d’enfants avait été proposée par le président Andry Rajoelina dans son discours de fin d’année.

    Pour la ministre de la Justice Landy Mbolatiana Ramanantenasoa qui défend le projet de loi devant le Parlement, ces nouvelles dispositions sont nécessaires dans le but de préserver l’ordre public et de défendre l’intérêt général. Elle invoque la recrudescence des viols pour soutenir la réforme du Code pénal en matière de viol. Elle met également en avant la souveraineté de Madagascar pour légiférer quelles que soient les dispositions applicables dans les autres pays, et bien que la castration soit considérée comme une atteinte à l’intégrité physique des condamnés.

  • CRUE – Alerte jaune montée des eaux dans de nombreuses communes de l’Atsimondrano suite à la hausse du niveau de la Sisaony

    CRUE – Alerte jaune montée des eaux dans de nombreuses communes de l’Atsimondrano suite à la hausse du niveau de la Sisaony

    Antananarivo, 6 Février, 21h35 – La Sisaony dépasse son cote d’alerte jaune ce mardi à 18h. L’avis diffusé en soirée par l’Autorité pour la protection contre les inondations de la plaine d’Antananarivo (Apipa) indique que le niveau de la Sisaony avait atteint 2,54m mardi à 19h à l’échelle d’Ampitatafika. Ce niveau devrait continuer à monter dans les 12 prochaines heures, poursuit encore l’Apipa qui a déclenché l’alerte jaune dans les localités riveraines de la rivière.

     

    Sont concernées par l’alerte les communes de Tsiafahy, d’Antsahadinta, d’Androhibe, de Bongatsara, d’Antanetikely d’Ambohijoky, d’Alatsinainy Ambazaha, d’Ampahitrosy, de Soalandy, d’Ampanefy, de Soavina, d’Anosizato Andrefana, d’Ampitatafika, d’Ambavahaditokana, de Fenoarivo, d’Itaosy, d’Ambohitrimanjaka, de Fiadanana et d’Ampangabe.

     

     

    Aucune alerte n’est pour l’instant lancée pour les communes traversées par l’Ikopa et le Mamba. Le niveau des deux fleuves reste loin des seuils d’alerte malgré les hausses constatées ces dernières heures.

     

  • GreenYellow se dégage de trois projets solaires à Madagascar et cède ses actions à Axian

    GreenYellow se dégage de trois projets solaires à Madagascar et cède ses actions à Axian

    Antananarivo, 6 Février, 16h55 – Une transaction à conclure. GreenYellow signe un accord avec Axian Energy pour la cession de ses actifs solaires à Madagascar. Cette société française spécialisée dans la production solaire photovoltaïque a décidé de se dégager des trois projets solaires, dont celui du parc solaire d’une puissance de 40 MW à Ambatolampy et des quatre centrales hybrides dans les régions Sava et Menabe totalisant 6 MW. Elle cède ses parts minoritaires dans ces projets au groupe Axian.

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    Le directeur général de GreenYellow Austral, Pierre Marouby, parle d’un « passage de relais » et se dit convaincu de la capacité d’Axian à poursuivre avec ambition et succès l’exploitation de ces projets. Pour cette société française, la cession de ses actifs en Afrique, dont à Madagascar, s’inscrit dans la continuité de sa stratégie qui vise « à rééquilibrer son exposition géographique et à accélérer son développement en Europe », selon le communiqué d’Axian.

    Pour Axian Energy, acquérir les actifs solaires de GreenYellow concrétise son ambition de croissance et souligne sa volonté « à avoir un impact positif et à contribuer au développement socioéconomique grâce à des solutions énergétiques accessibles et durables », comme l’indique Benjamin Memmi, CEO de Axian Energy. Les deux parties vont donc collaborer activement, en vue de conclure la transaction pour cette cession d’actifs.

    Les deux parties se sont encore associées avec GuarantCo, African Guarantee Fund (AGF) et Société Générale au début de l’année dernière sur une ligne de crédit d’environ 10 millions d’euros à la centrale solaire de NEA Ambatolampy. Il s’agissait de la deuxième opération en faveur de la centrale solaire photovoltaïque possédant une capacité initiale de 20 mégawatts que la Société Générale, GuarantCo et AGF avaient aidé à refinancer en 2020. Avec cette opération, le groupe Axian et GreenYellow exploitent la station NEA Ambatolampy avec une capacité de 40 MW et un système de batteries de 5 MW qui en fait la plus grande centrale solaire de l’Océan Indien.

    Ce ne sont cependant pas seulement ses actifs solaires à Madagascar que GreenYellow va céder à Axian. Elle va également procéder à la cession de ses parts à hauteur de 95% dans le projet solaire de 30 MW au Burkina Faso. Benjamin Memmi a d’ailleurs déjà avancé que cette année 2024 s’annonce riche en projets pour son groupe. Ce pôle énergie du groupe Axian annonce le développement de 500 MW d’énergies renouvelables en Afrique sur les trois prochaines années, « afin de favoriser l’accès à une énergie propre et abordable pour les populations », avance-t-il.

     

    Photo : Axian.

  • VERDICT – 30 mois de prison avec sursis pour Barson Rakotomanga et Sammy Grégoire Ravelonirina

    VERDICT – 30 mois de prison avec sursis pour Barson Rakotomanga et Sammy Grégoire Ravelonirina

    Antananarivo, 6 Février, 14h26 – Verdict rendu. Les deux syndicalistes Barson Rakotomanga, du Randrana sendikaly et Sammy Grégoire Ravelonirina de la section tananarivienne du Syndicat des enseignants chercheurs et chercheurs enseignants (Seces) écopent chacun de 30 mois de prison avec sursis, selon le tribunal de première instance d’Antananarivo. Repoussé deux fois, le 19 Décembre, puis le 30 Janvier, le verdict du procès qui s’est tenu le 13 décembre dernier a finalement été rendu ce mardi.

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    Ces deux leaders syndicaux ont été accusés d’atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat. Barson Rakotomanga et Sammy Grégoire Ravelonarivo ont adressé une lettre à l’Etat-major de l’Armée durant la période pré-électorale à Madagascar, au mois d’octobre. Pour la Justice, cette lettre « incite à la révolte militaire » et « peut troubler l’ordre public », selon le tribunal correctionnel d’Antananarivo.

     

  • Droit de sortie sur les ressources minières – 8,9 milliards d’ariary collectés en 2023

    Droit de sortie sur les ressources minières – 8,9 milliards d’ariary collectés en 2023

    Antananarivo, 6 Février, 11h46 – Un résultat qui est très loin des attentes. Sur les 101 milliards d’ariary de droit de sortie sur les ressources naturelles non renouvelables prévus dans la loi des Finances initiale de 2023, seuls 8,9 milliards d’ariary avaient été collectés par la direction générale des Douanes (DGD), rapporte le ministère de l’Economie et des finances.

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    Cette situation résulte, selon le MEF, de l’application de la clause transitoire sur les opérations d’exportation des petites et moyennes mines. La clause transitoire ayant suspendu les droits de sortie pour les contrats passés antérieurement à l’entrée en vigueur de la LFI 2023, les projections pour ce droit de sortie n’ont pas été réalisées, explique le ministère.

    L’instauration de ce droit de sortie de 10 à 20 % sur les exportations de produits miniers l’année dernière avait été largement contestée par les opérateurs miniers, dont les membres de la Chambre des mines. Cette association des industriels miniers avait avancé que ce droit équivaudrait à la marge bénéficiaire d’une activité légale et formelle qui reste limitée également entre la fourchette de 10% à 20%.

    Le Fonds monétaire international (FMI) s’est également prononcé sur ce sujet lors notamment de la troisième revue du programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC). Cette institution de Bretton Woods avait expliqué qu’il est possible de générer des revenus supplémentaires à partir des ressources minières, en augmentant le taux de redevance qui est actuellement de 2% et qui reste faible par rapport aux taux appliqués dans d’autres pays.

    Le FMI avait estimé toutefois que le couplage d’un taux de redevance plus élevé ou d’accords de partage des recettes de production avec un droit de sortie sur les exportations de minerais non renouvelables conduirait à un taux d’imposition sur le chiffre d’affaires et les exportations bien supérieur à celui des autres pays. « Cela découragerait les investissements et encouragerait les activités de contrebande », avait-il exposé.

    Le droit de sortie pour les exportations minières est supprimé dans la loi des Finances initiale (LFI) de 2024. C’est une taxation unique qui englobe les droits et taxes spéciaux pour les produits miniers qui est instaurée à la place. Ces dispositions figurent parmi les mesures d’accompagnement adoptées pour mobiliser les investissements privés dans le secteur extractif, selon ce qui est exposé dans la LFI pour cette année.

  • La ministre de la Justice défend l’introduction de la castration parmi les peines infligées aux violeurs d’enfants

    La ministre de la Justice défend l’introduction de la castration parmi les peines infligées aux violeurs d’enfants

    Antananarivo, 6 Février, 10h02 – “Vous dites qu’il y a les droits de l’homme mais avant cela il y a l’ordre public auquel nous devons veiller”. La ministre de la Justice, Landy Mbolatiana Ramanantenasoa défend l’introduction de la castration chirurgicale et de la castration chimique dans le Code pénal. Lundi, elle a encore rappelé que « c’est pour l’intérêt général que Madagascar adopte cette nouvelle loi ».
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    La ministre met, entre autres, en avant la hausse des cas de viols recensés au niveau de la Justice pour justifier la décision du gouvernement. Elle rappelle que 600 cas ont été recensés en 2023 et que rien qu’en janvier 2024, 133 cas ont été signalés.
    Landy Mbolatiana Ramanantenasoa évoque également le caractère dissuasif des nouvelles dispositions. « La législation actuelle ne fait plus reculer les auteurs”, ajoute-t-elle, en marge de la cérémonie marquant la rentrée judiciaire de 2024.
    Le projet de loi actuellement en discussion au Parlement prévoit des travaux forcés à perpétuité pour les individus coupables de viol sur des enfants de moins de dix ans, mais la castration chirurgicale reste prévue car « même en prison, les violeurs pourraient encore être tentés », avait déjà souligné la ministre vendredi. Elle n’exclut pas non plus un éventuel retour du violeur au sein de la société si celui-ci est envoyé dans des camps pénaux ou bénéficie de liberté conditionnelle.