Catégorie : Économie

  • EXPORTATION – L’Union Européenne, l’Amérique du Nord et le bloc Japon-Corée forment le top 3 des clients de Madagascar en 2025

    EXPORTATION – L’Union Européenne, l’Amérique du Nord et le bloc Japon-Corée forment le top 3 des clients de Madagascar en 2025

    Trois blocs géoéconomiques ont concentré environ 64% de la valeur totale des exportations malgaches en 2025. Il s’agit de l’Union Européenne, de l’Amérique du nord regroupant les Etats-Unis, Mexique et Canada, et du bloc Japon-Corée. Le cumul des envois auprès de ces trois partenaires s’élevait à 7 191,5 milliards d’ariary sur un total de 11 239 milliards d’ariary. Ce sont des chiffres relevés de la situation du commerce extérieur, rapportée par la direction générale des douanes (DGD).

    L’Union Européenne reste de loin le premier partenaire commercial de la Grande île, en représentant plus de 34% des revenus d’exportation totaux du pays, et qui s’établissait à 3 828,2 milliards d’ariary. Le bloc Nord-Américain (17,8%) occupe solidement la deuxième place, en important 2 004 milliards d’ariary de biens en provenance de Madagascar, dont les produits textiles et les produits de rente comme la vanille. Le bloc Japon-Corée (12,1%) ferme le top 3 avec 1 359,3 milliards d’ariary, montrant une concurrence serrée avec le bloc Grande Chine (11,2%) pour 1 258,2 milliards d’ariary.

    C’est pourtant la Grande Chine qui est le premier client en volume de Madagascar en 2025 avec 402 200 tonnes sur un total de 1,321 million de tonnes. Elle dépasse largement l’Union Européenne (152 100 tonnes) et le bloc Nord-Américain (328 600 tonnes), tout en restant quatrième en valeur. Ce qui pourrait confirmer la spécialisation de son flux vers des produits pondéreux à faible valeur unitaire.

    En faisant la synthèse décennale des exportations de Madagascar de 2015 à 2025, le paysage géoéconomique a vu l’émergence de nouveaux pôles, bien que des ancrages historiques aient été confirmés. L’Union Européenne a par exemple maintenu sa place de leader incontesté tout au long de cette période, passant de 2 756 milliards d’ariary en 2015 à 3 828,2 milliards d’ariary en 2025.

    L’Amérique du Nord a pour sa part connu une progression spectaculaire. Ce bloc a multiplié par plus de deux la valeur de ses achats à Madagascar, allant de 829,5 milliards d’ariary en 2015 à 2 004 milliards d’ariary en 2025. Les marchés d’Asie, que sont la Chine, le Japon et la Corée, ont de leur côté montré la plus forte volatilité, avec des pics massifs en 2022 avant de se stabiliser en 2025.

  • FINANCEMENT DE DÉVELOPPEMENT : Le Crem appelle à se libérer d’une dépendance excessive aux aides extérieures 

    FINANCEMENT DE DÉVELOPPEMENT : Le Crem appelle à se libérer d’une dépendance excessive aux aides extérieures 

    Le Cercle de réflexion des économistes de Madagascar (Crem) pointe du doigt un modèle économique excessivement dépendant de l’aide extérieure. Le coordonnateur national de cette association, Andriampeno Ramiliarison, regrette que cette quête de partenariats ou de coopérations avec des entités étrangères, qui finissent par dicter les politiques publiques du pays, soit devenue un motif de fierté pour les dirigeants successifs. Le Crem s’est exprimé sur le sujet lors d’une rencontre avec la presse, vendredi.

     

    Le président du Conseil d’administration du Crem, le Dr David Olivaniaina Rakoto, soutient que la clé du financement du développement réside dans “la bonne gouvernance, la mobilisation des ressources internes et une fiscalité équitable”. “Cela permettrait à Madagascar de ne plus dépendre exclusivement de l’aide extérieure”, explique-t-il.

     

    Comme recommandation, le Crem préconise une “optimisation de la dépense publique, couplée à une politique de tolérance zéro envers la corruption”. Le Cercle préconise également une réforme fiscale. Une disposition qui devrait permettre de “mieux capter les rentes économiques, de réduire les exonérations injustifiées et de renforcer la capacité de l’Etat à financer les investissements productifs”.

     

    La promotion de la production locale devrait également devenir le pilier d’une stratégie d’industrialisation intégrée. Le renforcement d’un tissu productif local et la transformation des ressources par l’expertise nationale présente un double objectif qui est de substituer durablement les importations stratégiques et de garantir la création d’emplois pérennes.

     

    L’économiste Andriampeno Ramiliarison soutient que la valorisation et la transformation des matières premières de Madagascar, pourtant convoitées à l’échelle mondiale, ont en effet été négligées. “Nous manquons cruellement de capacité de négociation stratégique dans ce secteur”, lâche-t-il.

  • SECTEUR EXTRACTIF – Des avancées en matière de transparence minière rapportées par l’ITIE Madagascar

    SECTEUR EXTRACTIF – Des avancées en matière de transparence minière rapportées par l’ITIE Madagascar

    Des étapes significatives vers une plus grande ouverture des données. Madagascar a enregistré des progrès en matière de transparence minière dans ce qui est accessibilité du cadre légal, modernisation de la collecte statistique ou encore la transparence des titres miniers. Des points que le rapport 2023 de l’Initiative pour la transparence des industries extractives (Itie) Madagascar met notamment en avant, comme présenté par le directeur exécutif de cet organe tripartite, Sergio Clerc Marc.

     

    La mise en place d’un portail web, centralisant l’arsenal juridique du secteur minier, constitue entre autres une avancée majeure, prend-il comme exemple lors de la présentation de ce rapport, jeudi. L’effort de traduction du code minier en anglais et en chinois contribue également à cette accessibilité universelle du cadre légal.

     

    Concernant la collecte statistique, la conciliation des flux financiers est désormais optimisée avec le déploiement d’une plateforme numérique dédiée. Ce système permet actuellement de confronter les déclarations de paiements des compagnies minières avec les recettes encaissées par l’Etat, afin de réduire les risques d’écarts injustifiés. Sergio Clerc indique également que ce rapport apporte une clarté accrue sur le répertoire des permis, précisant entre autres les conditions d’octroi et de validité, notamment pour les secteurs sensibles comme les comptoirs d’or et l’orpaillage.

     

    Le Rapport Itie présenté couvre l’exercice fiscal 2023 et met en lumière les paiements effectués par les sociétés, ainsi que les mécanismes de perception et de redistribution des revenus du secteur extractif. Il constitue ainsi un outil essentiel pour renforcer la transparence dans la chaîne de valeur de l’industrie, pour lutter ou prévenir la corruption et le blanchiment de capitaux et promouvoir une gestion responsable des ressources non renouvelables au bénéfice de la population malgache.

     

    Malgré les avancées, la transparence totale se heurte encore à des obstacles structurels. L’identification des “bénéficiaires effectifs” reste par exemple incomplète puisque que plusieurs entreprises majeures accusent encore des retards dans leurs déclarations. Ce qui limite la lutte contre les conflits d’intérêts et l’évasion fiscale. Madagascar est par ailleurs placé actuellement sous un régime de “vigilance accrue” par le Conseil d’administration international de l’ITIE jusqu’en novembre 2026. Le maintien de l’adhésion de la Grande île dépendra de sa capacité à transformer ses recommandations en réformes concrètes avant la quatrième évaluation du pays en 2027.

     

    Pour sécuriser son statut, l’Itie Madagascar indique avoir déjà opérationnalisé un Plan de travail annuel. Ce plan vise à traduire chaque recommandation en actions de terrain. Avec pour objectif ultime de restaurer une pleine confiance entre l’État, les opérateurs privés et la société civile.

  • TOURISME – Madagascar accueille 330 909 visiteurs internationaux en 2025

    TOURISME – Madagascar accueille 330 909 visiteurs internationaux en 2025

    Une croissance modeste. Madagascar a enregistré l’arrivée de 330 909 visiteurs internationaux en 2025. Ce qui constitue une légère hausse de 4,43% par rapport aux statistiques d’arrivées touristiques qui s’établissaient à 316 873 en 2024, comme le rapporte le ministère du Tourisme et de l’artisanat.

     

    L’année 2025 avait démarré avec un premier trimestre en net recul, où les arrivées touristiques avaient chuté de 43% par rapport à 2024 au mois de février. La période de basse saison avait été particulièrement marquée au mois de mars, avec seulement 15 582 visiteurs.

     

    Le reste de l’exercice 2025 a néanmoins témoigné d’une résilience exceptionnelle, portée par un bond dès le mois d’avril, et durant lequel une hausse de plus de 60% avait été enregistrée comparativement à l’année précédente.

     

    Le secteur s’est légèrement essoufflé aux mois d’octobre et novembre, notamment avec les troubles et les tensions sociales à Madagascar durant cette période. Mais le mois de décembre avait permis de clore l’année sur une note stable, en dépassant la barre des 30 000 arrivées. Avec 330 909 visiteurs, Madagascar est très loin d’atteindre son objectif du million de touristes en 2028.

  • FINANCE – Axian débarque sur le marché des assurances avec VIA Assurance

    FINANCE – Axian débarque sur le marché des assurances avec VIA Assurance

    Une nouvelle compagnie d’assurances lancée à Madagascar. VIA Assurance, filiale du pôle services financiers du groupe Axian, démarre ses activités à Madagascar après l’obtention de ses agréments pour les secteurs Vie et Non-Vie. Ce déploiement s’inscrit dans la stratégie de développement de la maison mère sur le territoire national. En tant que nouvelle compagnie d’assurance locale, l’entreprise se positionne sur le segment de la protection financière. L’obtention des licences réglementaires lui permet désormais de commercialiser ses solutions de couverture de risques auprès des différents acteurs économiques du pays.

     

    L’offre de services comprend une gamme de produits destinés à couvrir les biens, les responsabilités civiles, les activités professionnelles et les déplacements. Pour se différencier, la compagnie mise sur une infrastructure digitale destinée à simplifier les parcours de souscription et la gestion des contrats. La structure des produits repose sur des garanties présentées comme lisibles et des tarifs accessibles. Cette stratégie vise à réduire la complexité habituellement associée aux services assurantiels, en proposant un accompagnement technique personnalisé pour les particuliers et les entrepreneurs dans la gestion de leurs risques quotidiens.

  • TOURISME – L’ONTM ouvre la promotion de Madagascar à tous les volontaires de bonne volonté

    TOURISME – L’ONTM ouvre la promotion de Madagascar à tous les volontaires de bonne volonté

    Tous azimuts. L’Office national du tourisme de Madagascar (ONTM) lance un appel à manifestation d’intérêt à l’intention de toute personne souhaitant contribuer à la promotion de la destination Madagascar. Ce nouvel axe de la stratégie de promotion mise en oeuvre par l’Office a été évoqué mercredi à l’occasion de la présentation d’une nouvelle phase de la campagne “Redorons ensemble l’image de Madagascar”.

     

    Lors de cette rencontre, le directeur exécutif de l’ONTM, Danny Barivelo, met en avant la volonté de l’institution d’élargir les acteurs impliqués dans la valorisation de l’image du pays, au-delà des seuls professionnels du tourisme. Cette orientation s’inscrit dans la continuité des actions menées depuis le lancement officiel de la campagne en novembre 2025.

     

    L’appel vise alors à établir des partenariats avec des profils variés, sans condition liée au secteur d’activité. Cuisiniers, artistes, sportifs, chauffeurs ou citoyens engagés peuvent ainsi proposer leur participation, à condition d’estimer pouvoir apporter une contribution à la mise en valeur de la destination, selon les modalités définies par l’office.

     

    Concrètement, les personnes intéressées sont invitées à prendre contact avec l’ONTM afin de s’informer sur les termes de la convention de partenariat envisagé. L’institution précise que cette démarche repose sur un principe de collaboration volontaire et non rémunérée. L’objectif affiché est de fédérer des initiatives individuelles autour d’un message commun, axé sur la promotion de l’image du pays à travers des actions de communication et de représentation, sur les réseaux sociaux comme dans les échanges du quotidien.

     

    Cette annonce intervient alors que la campagne “Redorons ensemble l’image de Madagascar” se poursuit en 2026, avec notamment l’organisation de voyages d’influenceurs nationaux et internationaux. Selon l’ONTM, ces actions visent à renforcer la visibilité de la destination sur les marchés cibles et auprès de la diaspora. L’appel à manifestation d’intérêt constitue ainsi un levier complémentaire, destiné à élargir la mobilisation autour de la promotion touristique et à diversifier les relais de communication de Madagascar.

  • SECTEUR TEXTILE – Le GEFP recense 7 000 mises en chômage technique liées à l’incertitude sur l’Agoa

    SECTEUR TEXTILE – Le GEFP recense 7 000 mises en chômage technique liées à l’incertitude sur l’Agoa

    Chômage technique inévitable, suppression progressive de milliers de postes, impacts sur les sous-traitants et ralentissement des exportations. Les conséquences sociales et économiques de l’incertitude liée au statut de la Loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique (Agoa) à Madagascar, révélées par le Groupement des entreprises franches et partenaires (GEFP) sont lourdes. La situation se traduit par une réalité sociale brutale, avec 7 000 employés en entreprises franches déjà placés en chômage technique, confie à la presse le président de ce Groupement, Hery Lanto Rakotoarisoa, ce mercredi.

    Le secteur textile, avec près de 180 000 emplois en 2025, traverse ainsi une crise majeure liée au retard du renouvellement de l’Agoa depuis septembre 2025. Ces milliers d’employés ont déjà été placés en chômage technique en raison du manque total de visibilité. L’incertitude liée au statut de l’Agoa avait entraîné un tarissement des commandes et une baisse des activités. L’effet de latence industriel est tout autant important, surtout que la campagne du textile se prépare un an à l’avance. Les commandes pour l’année 2026 auraient dû être sécurisées et planifiées dès 2025, note Hery Lanto Rakotoarisoa.

    L’érosion de la trésorerie est également une des causes de la paralysie. Depuis le 30 septembre dernier, les entreprises ont tenté de maintenir leur présence sur le marché par tous les moyens. Pour rester compétitives, beaucoup ont choisi de prendre à leur charge la surtaxe de 15 % imposée à Madagascar, afin que les acheteurs ne paient que la taxe normale. Cet effort financier a épuisé leurs fonds de roulement, expose le président du GEFP.

    À cause de ce manque de perspectives, la majorité des activités de production sont actuellement à l’arrêt. “Si quelques unités tentent de maintenir un semblant d’activité, nous redoutons fortement une vague persistante de suspensions de contrats”, déplore-t-il.

    Face à cette urgence, le GEFP appelle alors à des mesures immédiates, dont le remboursement par l’Etat des crédits de TVA dus aux entreprises franches, l’assouplissement des procédures de chômage technique, et l’implication des plus hautes autorités pour renforcer la coopération bilatérale avec les États-Unis. Le groupement insiste aussi sur la nécessité d’une rencontre rapide avec le Président de la Refondation de la République et lance un appel à la solidarité nationale afin de surmonter cette période d’incertitude.

  • RELANCE ÉCONOMIQUE – Huit filières d’excellence pour bâtir l’avenir agro-industriel de la province d’Antananarivo

    RELANCE ÉCONOMIQUE – Huit filières d’excellence pour bâtir l’avenir agro-industriel de la province d’Antananarivo

    La liste est dressée. Huit filières à fort potentiel de développement de l’agribusiness et de création de valeur ajoutée avaient été identifiées pour la province d’Antananarivo. Il s’agit du riz irrigué, du riz pluvial, de la baie rose, du café, du maïs, des fruits, de l’aviculture et de la filière lait. Le choix de ces filières marque l’aboutissement des échanges entre les acteurs de l’Analamanga, de l’Itasy, du Vakinankaratra et du Bongolava durant les Assises régionales qui se sont tenues la semaine dernière.
     
    Les bases d’une relance économique axée sur la performance agricole étaient ainsi jetées. Les acteurs qui participaient à ces assises régionales ont convenu que ces filières priorisées présentent des potentiels économiques considérables. Qu’il s’agisse de cultures vivrières ou de produits de rente, les filières prioritaires d’Antananarivo affichent des perspectives de croissance exceptionnelles.
     
    Le riz irrigué et pluvial demeure le socle de la sécurité alimentaire de ces quatre régions avec un potentiel de doublement de chiffre d’affaires à l’hectare. Une performance qui est pourtant conditionnée par l’amélioration des pratiques culturales, l’accès aux intrants de qualité et une meilleure organisation de la production.
     
    Les filières de rente, comme le café et la baie rose, s’imposent également comme des moteurs de richesse tournés vers l’exportation. La filière lait et l’aviculture s’affirment parallèlement comme un levier massif pour l’emploi et la souveraineté alimentaire. L’amélioration des structures techniques et commerciales pourrait ainsi transformer radicalement l’économie rurale des Hautes Terres.
     
    Ces filières font toutefois face à des obstacles de taille comme l’insécurité foncière, le coût élevé des crédits, le manque de débouchés et le trop grand nombre d’intermédiaires qui pèsent sur les prix. L’absence de structures de vente organisées freine également l’élan des entrepreneurs agricoles locaux. Des solutions concrètes avaient alors été proposées lors de ces Assises régionales, telles que la facilitation de l’accès à la terre, la création d’une banque dédiée aux agriculteurs et l’organisation de meilleurs circuits de vente. L’accent sera parallèlement mis sur la productivité, grâce notamment à la distribution de semences de qualité, des intrants moins chers et des formations aux techniques modernes.

  • COMMERCE EXTÉRIEUR – 226 900 tonnes de céréales, épices, fruits et légumes exportés par Madagascar en 2025

    COMMERCE EXTÉRIEUR – 226 900 tonnes de céréales, épices, fruits et légumes exportés par Madagascar en 2025

    Madagascar avait exporté 226 900 tonnes de produits agricoles, composés de céréales, épices, fruits et légumes en 2025. Ces envois avaient généré une valeur annuelle de 2 323,2 milliards d’ariary. C’est soit plus de 20,6% du chiffre d’affaires national global qui s’élevait à 11 239 milliards d’ariary l’année dernière. C’est rapporté dans la situation du commerce extérieur de la direction générale des Douanes (DGD).

     

    Bien que le plus gros volume expédié soit enregistré au mois de juillet avec 38 200 tonnes, c’est au mois de décembre que cette filière réalise sa plus haute performance, atteignant 352,3 milliards d’ariary pour un tonnage pourtant réduit de moitié, s’établissant à 20 100 tonnes. Une dynamique saisonnière qui met lumière une montée en gamme stratégique en fin d’année et qui est portée par l’exportation de produits à forte valeur ajoutée. Cette situation a alors permis à ces produits agricoles de rivaliser directement avec les secteurs du textile et de l’extraction minière.

     

    Le secteur des céréales, épices, fruits et légumes a toutefois connu un recul notable, passant de 2 767,4 milliards d’ariary en 2024 à 2 323,2 milliards d’ariary en 2025. Cette diminution de la valeur financière d’environ -16% s’est en même temps accompagnée d’une baisse du volume exporté, qui passait de 258 900 tonnes à 226 900 tonnes sur la même période.

     

     

    Sur les cinq dernières années, le secteur avait connu une phase d’expansion, avant d’enregistrer un repli progressif, tant en valeur qu’en volume. Après avoir atteint un sommet historique en 2022 avec 3 990,6 milliards d’ariary pour 223 100 tonnes, la valeur des exportations a entamé une baisse continue, s’établissant à 2 767,4 milliards d’Ariary en 2024 puis à 2 323,2 milliards d’ariary en 2025. Le volume exporté a également suivi cette tendance baissière, culminant à 270 500 tonnes en 2023 avant de refluer à 226 900 tonnes en 2025. La filière demeure toutefois l’un des trois piliers majeurs des exportations nationales.

  • ENTREPRENEURIAT – Le Village des SAE réunit un écosystème entier pour propulser l’entrepreneuriat malgache

    ENTREPRENEURIAT – Le Village des SAE réunit un écosystème entier pour propulser l’entrepreneuriat malgache

    Accueillir, guider, propulser. Telle est la promesse du Village des structures d’accompagnement à l’entrepreneuriat (SAE). La deuxième édition de cette manifestation économique, qui réunira les principaux acteurs de l’écosystème entrepreneurial malgache les 30 et 31 janvier ambitionne de positionner l’accompagnement entrepreneurial comme un levier stratégique de transformation de la jeunesse et du secteur informel pour le redécollage économique de Madagascar.
     
    “Si la notoriété des structures d’appui est acquise auprès des jeunes entrepreneurs, l’enjeu actuel réside dans la pertinence de l’aiguillage”, soutient le conseiller technique de l’Onudi pour le programme Incuboost, Reinhard Wagner. La tenue de cette manifestation servira donc à “les orienter vers les mécanismes d’accompagnement les mieux adaptés à leurs besoins spécifiques”, avance-t-il.
     
    Plus qu’une simple exposition, le Village des SAE est une “main tendue vers les jeunes et les porteurs de projets qui ignorent encore vers qui se tourner”, selon Tandrify Randriamaromanana, président du Madagascar SAE (MaSAE) qui est le réseau des structures d’accompagnement à l’entrepreneuriat à Madagascar. L’objectif est de “les prendre par la main pour les guider vers la structure qui correspond exactement à leur stade de développement”, explique-t-il. Il indique que les structures d’accompagnement existantes proposent déjà tous les services qui couvrent l’intégralité du cycle de vie d’une entreprise, de l’idéation à l’incubation, jusqu’à la phase d’accélération.
     
    Le défi reste pour le moment de taille, expose par la directrice générale du Développement du secteur privé, Lala Disaine. Le secteur informel représente environ 83 % des acteurs économiques du pays. Bien qu’ils soient considérés comme moteurs de l’économie, ces entrepreneurs font face à des défis majeurs, dont justement le déficit d’accompagnement, exacerbé par l’accès restreint au financement et le manque de coaching. D’où l’importance des SAE, dont le rôle est de faciliter cette transition vitale de l’informel vers le formel.